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Cinéma - Interviews

Any Taylor-Joy, l’interview pour "The Northman"

Anya Taylor-Joy à l’avant-première de "The Northman"
23 avr. 2022 à 08:053 min
Par Cathy Immelen

En 2015, Anya Taylor-Joy s’était fait remarquer dans "The Witch", le premier film réalisé par Robert Eggers. Elle le retrouve en 2022 dans "The Northman", où elle incarne Olga, une sorcière slave qui deviendra la partenaire du héros du film, Amleth, joué par Alexander Skarsgård.

 

L’interview intégrale en version originale

L'interview d'Anya Taylor-Joy pour "The Northman"

l'interview de Cathy Immelen

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Nous avons découvert votre visage et votre charisme grâce au très beau film de Robert Eggers, " The Witch ", qu’est-ce qui vous plaît dans sa manière de faire des films et de raconter des histoires ?

Anya Taylor-Joy : Je n’avais pas réalisé à quel point ma présence sur le plateau, et ma façon d’être en tant qu’artiste dépendaient de la manière dont Robert avait dirigé le tournage de "The Witch", avant de me retrouver à nouveau sur un plateau avec lui. J’ai soudain pris conscience d’un tas de choses sur moi-même et d’où elles venaient. J’adore travailler avec cette famille du cinéma, j’ai appris tout ce que je sais grâce à eux, et le sentiment de progresser avec eux est tellement spécial.

Je suppose qu’avec le succès énorme de "The Queen’s Gambit", vous devez recevoir énormément de propositions, mais qu’est-ce qui vous fait accepter un nouveau projet ?

Il y a toute sorte de raisons, maintenant… C’est intéressant, parce que je pense qu’au début, je suivais mon instinct, mais j’ai déjà fait tellement de films, ma carrière n’a commencé qu’il y a 7 ans, mais j’ai tourné beaucoup de films… et je commence à choisir plus en fonction du réalisateur que je ne le faisais auparavant. Et je suis très curieuse des réalisateurs qui ont une manière très spécifique de travailler, parce que je trouve cela intéressant, et que j’aime relever les défis pour progresser. Je suis constamment à la recherche d’expériences nouvelles et uniques, c’est un peu mon projet.

The Northman

Dès le 20 avril 2022 au cinéma.

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L'affiche de "The Northman"

L’univers des Vikings intéresse de plus en plus le monde culturel, dans les livres, les films, les séries, comment expliquez-vous cet intérêt et cette attirance pour cette culture ?

Je crois que les gens sont fascinés par eux parce qu’à l’époque, c’était tellement difficile de rester en vie, c’était un miracle si vous arriviez à survivre un seul jour ! Et leur mythologie est tellement riche, c’est probablement ce qui m’a le plus intéressé dans cette période, je m’intéresse beaucoup à la métaphysique et au spirituel, et que cela fasse partie de leur quotidien comme une chose réelle, m’a vraiment plu dans le tournage du film.

Et quelle est l’originalité du film de Robert Eggers dans sa représentation du monde des Vikings ?

Je pense que c’est la profondeur des recherches qu’il a menées sur le sujet, les gens seraient étonnés de savoir que tout ce qui est montré est vrai. On n’invente rien, on n'invente pas les rituels, on n’invente pas la manière dont ces gens croyaient en ces choses, leurs vêtements, tout cela est réaliste, et de fait, la réalité est plus étrange que si vous l’aviez créée de toutes pièces. Et donc, en voyant le film, les gens pourront se dire "Waow, je n’aurais pas pensé que cela se passait comme ça ! . Et pour moi, chaque plan est comme une "peinture". Il y a cette beauté qui vient à vous, et cette sorte de beauté brute, quasi préhistorique, que Robert Eggers et Jarin Blaschke (directeur photo) ont réussi à capturer.

C’est également un monde très masculin, comment les femmes peuvent-elles exister dans cet univers ?

De la même manière que nous avons dû le faire tout au long de l’histoire ! Essayer de ne pas mourir, d’une certaine manière… c’est quelque chose aussi que j’ai apprécié dans ce film, dans le personnage d’Alexander : du point de vue d’Amleth, je ne pense pas qu’à cause de la taille d’Olga, il la voit comme une gêne ou quelqu’un d’inférieur à lui. Ils forment tous les deux une équipe, et ils se renforcent l’un l’autre. Et j’adore ce personnage d’Olga, c’est une battante dès le départ, et il faut être féroce pour survivre, et ça vaut pour tout le monde, mais Olga, c’est vraiment une dure à cuire !

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