RTBFPasser au contenu
Rechercher

Viva +

Anouk Aimée, le glamour du cinéma français

29 mars 2022 à 13:19Temps de lecture2 min
Par jto

Le 6 octobre 1978, Selim Sasson croise sur le plateau de Cinéscope, l’actrice française, Anouk Aimée. L’entretien porte sur la personnalité de la vedette du 7ème art français, ses rencontres cinématographiques et sur le film qui a véritablement été un catalyseur pour sa carrière, " Un homme et une femme " de Claude Lelouch. Le film tourné en alternance en couleur et en noir et blanc est sorti en 1966. L’histoire de deux veufs inconsolables qui finissent par s’aimer d’un amour passionné est jouée par Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant. Le film a reçu une multitude de récompenses. Palme d’or au Festival de Cannes, il a également été gratifié des Oscars du meilleur film étranger et du meilleur scénario original. Anouk Aimée a quant à elle, remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dramatique. A Selim Sasson, elle raconte sa rencontre avec Claude Lelouch.

Envie de plus d’archives : www.auvio.be/sonuma

Anouk Aime
Anouk Aime

Anouk Aimée est née Françoise Dreyfus le 27 avril 1932 à Paris. Pendant la guerre, ses parents l’envoie en Charente, pour fuir les rafles de Juifs. De retour à Paris, alors qu’elle se promène avec sa maman, elle est repérée par le réalisateur Henri Calef qui lui confie le rôle d’Anouk dans son film " La maison sous la mer " en 1947. Elle n’est encore qu’une adolescente quand elle fait ses premiers pas au cinéma. Mais des premiers pas décisifs pour sa future carrière. D’ailleurs, elle conserve le prénom d’Anouk que Jacques Prévert assortira de l’adjectif " aimée " pour composer un joli nom d’artiste. Ainsi Anouk Aimée continue son chemin sur la voie du cinéma. En 1960, Federico Fellini la sélectionne pour incarner le rôle de Maddalena dans le cultissime " La Dolce Vita " avec Marcello Mastroianni et Anita Ekberg. Mais la révélation sur le plan international arrive en 1966 quand elle tient le rôle d’une veuve éplorée aux côtés de Jean-Louis Trintignant dans le film de Claude Lelouch : " Un homme et une femme ". Chabadabada. A la clef, une renommée dans mle monde et de nombreuses récompenses. 

Installée en Italie, elle tourne ensuite avec Bertolucci, Bellochio. Elle retrouve Claude Lelouch en 1983 pour " Viva la vie " et treize ans plus tard " Hommes, femmes : mode d’emploi ". Elle tient des rôles dans les films d’Elie Chouraqui. Et en 2003, elle devient l’héroïne de " La petite prairie aux bouleaux " de Marceline Loridan-Ivens. Le film qui évoque la déportation est la première fiction autorisée à être tournée dans le camp de Birkenau. Anouk aimée, voyageuse devant l’éternel a joué dans de nombreux films étrangers. Elle a notamment été dirigée par le Belge André Delvaux pour " Un soir dans un train ". Elle a travaillé avec les Américains, Cukor, Lumet et Altman. Elle a prêté ses services au film du Polonais Jerzy Skolimowski  mais est revenue rapidement au cinéma français. En 2004, elle est la mère d’Yvan Attal dans " Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Elle retrouve Lelouch en 2010 dans " Ces amours-là " et neuf ans plus tard pour la suite du film "  et une femme ", à savoir " Les plus belles années d’une vie ". Il est vrai qu’elle est belle la carrière de celle qui incarne encore aujourd’hui le glamour et la sensualité à la française. En 2002, elle reçoit un César d’honneur et un an après un Ours de Berlin pour l’ensemble de sa carrière.

Sur le même sujet

"Tomi Ungerer, l'enfant terrible": un crayon face à la ségrégation, le racisme, la guerre du Vietnam...

Exposition - Accueil

Articles recommandés pour vous