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Chroniques Culture

Anima 2017 : La jeune fille sans mains

Anima 2017 : La jeune fille sans mains
03 mars 2017 à 09:262 min
Par Flora Eveno

Distingué au Festival du Film d'animation d'Annecy en 2016, le long métrage La jeune fille sans mains était projeté jeudi soir au Festival Anima en présence de son réalisateur.

 

C'était l'un des films d'animation parmi les plus attendus de la fin d'année passée, La jeune fille sans mains promettait sur le papier une libre adaptation d'un conte de Grimm avec une esthétique peu commune. Le film sorti le 14 décembre dernier a déjà obtenu le Prix du Jury à Annecy, le Prix de l'ACID à Cannes et le Prix du Jury jeune à Pau. Il était aussi en compétition pour le César du Meilleur Film d'Animation 2017, qui a finalement été obtenu par Ma Vie de Courgette. Des récompenses remarquables pour un long métrage au budget très limité. 

Sébastien Laudenbach a scénarisé et dessiné son long métrage. Il s'agit d'ailleurs du premier long d'animation du réalisateur français de 43 ans. Une expérience introspective assez intense qui est à la hauteur du travail de Laudenbach.

La sécheresse décime les cultures d'un pauvre meunier et sa famille. Sa seule richesse restante est un verger de pommiers, derrière sa maison. Abattu, il va dans les montagnes armé de sa hache. Alors qu'il allait abattre un cochon sauvage, le diable lui apparaît. Celui-ci lui propose un marché : il lui promet la richesse contre "tout ce qu'il se trouve derrière sa ferme". Naïf, le meunier accepte, sans savoir que sa fille s'y trouve. Alors que le paysan croule sous l'or, le diable vient récupérer son dû. Mais la jeune fille, trop pure, ne peut être emportée par le tentateur. Après une seconde visite, le diable ordonne au paysan de couper les mains de sa fille afin qu'il puisse l'amener avec lui. Aveuglé par la cupidité, le meunier s'exécute. La jeune fille sans mains s'échappe alors par la montagne, en quête d'apaisement. 

 

La jeune fille sans mains - Bande annonce

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La jeune fille sans mains ne peut laisser indifférent. A partir de ce conte grimmien, Sébastien Laudenbach a créé une quête spirituelle et lyrique, ode à la nature et aux valeurs fondatrices. Passée la surprise du dessin peu conventionnel qui peut être critiqué par son imperfection, l'histoire prend une toute autre dimension grâce aux aplats de couleurs qui instaurent le mouvement. La jeune fille sans mains apparaît finalement comme un film d'animation artisan, sous la forme d'une fable authentique et sincère qui revient aux racines de l'esthétique du conte, rien à voir avec du Disney ici donc, et tant mieux.

Anima 2017 : La jeune fille sans mains
Anima 2017 : La jeune fille sans mains TDR

 

Retrouvez la fiche technique de La jeune fille sans mains sur le site du Festival Anima.

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