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Angleur : l’oubliée des inondations de la mi-juillet ?

13 avr. 2022 à 10:30 - mise à jour 13 avr. 2022 à 12:41Temps de lecture2 min
Par Julien Henrotte

9 mois après les inondations de la mi-juillet, il y a des communes sinistrées qui se sentent oubliées… À l’image d’Angleur où l’eau est montée jusqu’à 1m30 et a traversé les maisons. Bordée par la Meuse à l’ouest, et par l’Ourthe à l’est, la section d’Angleur s’est vue encerclée par les eaux. Sur place, les dégâts sont encore visibles et certaines personnes se sentent complètement laissées à l’abandon…

Véronique était coincée à l’étage de sa maison ce jour-là. Depuis juillet, rien n’a vraiment changé en bas où l’eau avait tout emporté sur son passage. Au milieu des gravats, elle nous emmène et essaie de nous expliquer dans quelle pièce de la maison nous nous trouvons… "Ici, même si cela ne se voit pas, nous sommes dans le living… J’avais le meuble télé contre le mur et le canapé en cuir juste en face. Les meubles étaient récents et la cuisine également", nous confie Véronique.

Les Angleurois dénoncent l’absence de la commune

Interrogés sur place, plusieurs citoyens nous confient leur désarroi face à la couverture médiatique manquante concernant l’état de certaines habitations : "On a beaucoup montré ce qu’il s’était passé à Trooz, Pepinster et Verviers, mais Angleur… On n’en a presque pas parlé". Au-delà de cela, c’est un manque d’accompagnement au niveau communal que dénoncent les Angleurois : "On a vu beaucoup de bénévoles, parfois âgés, qui venaient de très loin. La Croix-Rouge aussi a été présente, mais à part pour ramasser les déchets, on n’a presque pas eu d’aide de la commune", constate Véronique.

Certains profitent du malheur des sinistrés

Dans son malheur, Véronique a été victime d’une arnaque. Un plafonneur qui n’était apparemment pas du métier. Il s’avère que certaines personnes ont profité de la situation d’urgence dans laquelle se trouvaient certains sinistrés. Ces derniers n’ayant pas le temps de comparer ou de vérifier les compétences de certains corps de métier. "Tout est à refaire et cela nous prend encore plus d’énergie", poursuit-elle.

Si certains ont déjà sorti la tête de l’eau, il y en a qui, comme Véronique, restent positifs, mais savent que la route est encore longue : "On ne va pas rester là à ne rien faire et à pleurer. C’est comme ça et on va s’en sortit en restant positif et en gardant un maximum d’énergie, même si c’est très compliqué…", conclut Véronique.

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