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Cinéma - Interviews

André Dussollier, après Staline, Clémenceau

21 sept. 2022 à 07:52 - mise à jour 21 sept. 2022 à 08:28Temps de lecture11 min
Par Hugues Dayez

A 76 ans, André Dussollier continue de s’amuser. L’interprète fétiche d’Alain Resnais, après avoir incarné Joseph Staline dans un film du romancier Marc Dugain, s’est fait la tête de Georges Clémenceau dans le film "Le Tigre et le Président".

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"Le Tigre et le Président"

L’action se déroule à Paris en 1920, Georges Clémenceau, héros de la Guerre 14-18 et artisan du Traité de Versailles, se voit remporter l’élection de la présidence de la République dans un fauteuil… C’est sans compter la présence d’un challenger, Paul Deschanel, fin orateur, qui va le coiffer au poteau. Deschanel est en avance sur son temps ; il veut abolir la peine de mort, imposer le suffrage universel, octroyer le droit de vote aux femmes. Mais cet idéaliste a un talon d’Achille, il souffre de problèmes dépressifs, et son règne fera long feu.

Face à Jacques Gamblin dans le rôle de Deschanel, André Dussollier campe un Clémenceau roublard et désabusé. Le film a le mérite d’exhumer une page oubliée de l’histoire du XXe siècle, mais le réalisateur Jean-Marc Peyrefitte signe une mise en scène hésitante, entre la joute verbale et le portrait fantaisiste d’un président atypique.

Quoi qu’il en soit, André Dussollier est venu à Bruxelles pour défendre le film. L’occasion d’évoquer aussi la longévité de sa carrière et la crise que traverse le cinéma.

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