Cinéma

Ana de Armas, l’étoile cubaine à l’assaut d’une icône

Ana de Armas incarne Marilyn Monroe dans "Blonde", biopic attendu sur Netflix.

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12 sept. 2022 à 14:25Temps de lecture2 min
Par AFP

Peut-être le rôle d’une vie : en se glissant dans la robe de l’icône Marilyn Monroe dans un biopic présenté en première mondiale à Venise, la Cubaine Ana de Armas, chouchou d’Hollywood, veut parachever son rêve américain.

Rien ne semblait destiner celle qui est née juste avant la fin de la Guerre froide, en 1988 sur le sol de la dictature castriste, à enchaîner les blockbusters américains, dans des rôles de femmes fortes et séductrices.

C’est pourtant cette jeune actrice au sourire charmeur et à la carrière stratosphérique, qui ne parlait pas anglais avant d’arriver aux Etats-Unis, qui a été choisie par le réalisateur Andrew Dominik pour ce rôle en or.

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Brune aux yeux noisette, Ana de Armas a passé son enfance et son adolescence à Cuba. A l’époque, pas de console de jeu, ni de DVD. La fillette, à qui il arrive de faire du stop pour aller à l’école, prend le goût d’interpréter des rôles en jouant avec ses camarades, dans les rues ou sur les plages.

A 14 ans, celle qui a découvert le cinéma américain devant son écran de télévision intègre une école de théâtre, encouragée par ses parents. Deux ans plus tard, elle tourne son premier film.

Mais les rivages de l’île communiste sont rapidement trop étroits. Et Ana de Armas décide de partir à 18 ans pour Madrid, où elle rejoint ses grands-parents. Elle décroche rapidement un rôle dans une série, "El internado", et deviendra un visage familier.

Ressemblance stupéfiante

Les Etats-Unis sont encore loin mais, quand il faut tout recommencer, Ana de Armas n’hésite pas.

En 2006, elle s’envole pour Hollywood… sans parler anglais ! Qu’importe, elle se lance dans quatre mois de cours intensifs. Ce départ "n’a pas été facile car, en Espagne, je m’étais créé une nouvelle famille", a-t-elle confié à la télévision espagnole.

Sa carrière américaine va rapidement s’accélérer, avec notamment avec une prestation remarquée dans "Blade Runner 2049" (2017), la suite du film culte de Ridley Scott, où elle incarne Joi, l’hologramme qui tient compagnie au personnage de Ryan Gosling.

Mais c’est son pas de deux avec Daniel Craig qui l’installe définitivement : d’abord dans le film à énigme "À couteaux tirés", où lui campe un inspecteur et elle une infirmière au service d’une famille aisée — rôle qui lui vaudra une nomination aux Golden Globes —, puis dans le dernier James Bond, "Mourir peut attendre".

Elle rejoint ainsi le cercle des "James Bond Girls", mais dans une version modernisée, loin des faire-valoir de certains opus : dans une scène d’une dizaine de minutes, à Cuba, Ana de Armas interprète une agente de la CIA mettant K.O. ses adversaires, en jupe fendue et talons hauts.

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Preuve de son éclectisme, elle joue aussi bien chez Olivier Assayas ("Cuban Network") que chez Adrian Lyne, l’auteur de "9 semaines 1/2" et "Liaison Fatale", usant de son pouvoir de séduction face à son compagnon de l’époque Ben Affleck dans l’oubliable thriller érotique "Eaux Profondes".

Mais c’est sans nul doute sa prestation dans "Blonde", le biopic sur Marilyn Monroe, qui pourrait la faire passer définitivement dans une autre dimension. Un rôle qu’elle explique avoir préparé par des dizaines d’heures de lecture.

Dans les premières images dévoilées du film, la ressemblance est stupéfiante… au prix d’innombrables séances de maquillage.

"J’ai voulu capter son essence, son esprit, comprendre pourquoi elle parlait ainsi plutôt que de la copier", a expliqué Ana de Armas. Elle a dû travailler encore plus particulièrement la voix, elle qui conserve un léger accent en anglais car, contrairement à ses rôles précédents, Marilyn Monroe est "une personne réelle, une icône à la voix très particulière".

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