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On n'est pas des pigeons

Allons-nous parvenir à détruire la chaussure indestructible ?

Allons-nous parvenir à détruire la chaussure indestructible ?

On n'est pas des pigeons

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23 janv. 2020 à 16:36 - mise à jour 23 janv. 2020 à 16:412 min
Par On n'est pas des pigeons

Notre testeur, c'est lui. Philippe Langouche est un bricoleur. Un bricoleur bien équipé. D'ailleurs, lui aussi, il a des chaussures de sécurité. Sauf que les siennes font un peu plus le poids : 682 grammes contre 484.

Mais bon, on peut être léger et solide. Surtout avec une étiquette qui annonce fièrement "Certificate of approval", certificat d'approbation, ça ne veut rien dire mais ça sonne bien.

Premier test : les clous

Avec des petits clous, on a des petits trous... Mais, quand on prend un vrai clou et qu'on simule un vrai choc, ça fait... un vrai trou ! La semelle en kevlar n'a pas résisté.

Deuxième test : le poids qui tombe

Plus précisément le poids qui tombe sur la coque en acier au bout de la chaussure. Nous, on appelle ça le test de la banane (parce que, si ça rate, on aime autant avoir une purée de fruits qu'une purée de pieds). Donc on met une banane dans la chaussure, on fait tomber sur la pointe un lingot de bronze de plus de 3 kilos, et on regarde le résultat. Et bingo ! La banane n'a rien, la coque est à peine éraflée et seul le tissu qui la recouvre est un peu déchiré. Tant qu'à faire, on a remis nos pieds dans la paire de Ryders et on a fait rouler une voiture sur la pointe des chaussures. Et vous savez quoi ? Même pas mal !

Troisième test : la "slip resistance"

Ce n'est pas la résistance du slip mais la résistance à la glissade. Philippe prend donc une planche qu'il savonne généreusement. Et de l'avis général, le test est concluant : ça glisse nettement moins qu'avec une chaussure de ville.

Au total, Philippe, notre expert bricolage, est plutôt satisfait de cette chaussure :

"Pour un bricoleur normal, pour des travaux normaux, c'est pas mal, point de vue rapport qualité-prix. Mais si vous voulez l'utiliser pour travailler dans l'horeca, comme elle est présentée dans la publicité, ça peut être dangereux : s'il y a de l'eau ou de l'huile bouillante qui tombe dessus, le pied va tout encaisser, puisque la chaussure est recouverte d'un tissu aux mailles très larges.

Indestructible ? Faut voir...

On aurait pu en rester là... Mais y a un truc qui nous titillait. Qu'est-ce qu'elle disait, la pub ? Ah oui, indestructible ! Fallait vérifier... Si la coque métallique résiste encore à la disqueuse avec un disque pour brique, elle rend l'âme dès qu'on passe au disque pour métal, logique ! Quant au chalumeau, il l'allume en quelques secondes. Et là, on constate un truc un peu inquiétant, voire franchement dangereux : même après que Philippe a éteint son chalumeau, la chaussure continue de brûler. Alors qu'une bonne chaussure de sécurité est construite dans un matériau qui résiste au feu.

Bref, après quelques minutes, notre chaussure est en lambeaux. Ou, comme on dit dans le Corniaud : "C'est sûr, elle marchera beaucoup moins bien maintenant ! "

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