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US Open

Alison Van Uytvanck : "C'est la période la plus étrange de ma carrière"

Kirsten Flipkens et Alison Van Uytvanck

Pour les joueurs et les joueuses présents à l’US Open, il n’y a que deux "lieux de villégiature" possibles, l’hôtel et le stade. Les participants sont arrivés à New York il y a pas mal de temps déjà, pour préparer puis jouer cette tournée américaine si particulière. Certains ont déjà pris part au tournoi de Cincinnati, organisé cette année à Flushing Meadows. Ceux qui iront loin dans le deuxième tournoi du Grand Chelem de la saison seront restés près d’un mois dans la bulle créée pour eux.
Quelques très rares joueurs (moins d’une dizaine) ont choisi de résider dans une maison, mais à des prix exorbitants. Tous les autres logent dans un hôtel privatisé, et entièrement dédié au tennis.

Tout le monde s’y fait, tout le monde s’est adapté, à ce mode de vie particulier. Et tout le monde est impatient de jouer un tournoi aussi important. Alison Van Uytvanck notamment. "Oui, c’est excitant, mais c’est quand même très particulier, sans spectateurs, sans juges de ligne. C’est le moment le plus étrange de ma carrière, oui. Mais les organisateurs ont bien fait ça. On ne peut aller qu’à l’hôtel et au club, donc ils nous ont réservé quelques attentions, pour nous aider à tuer le temps. A l’hôtel, il y a moyen de jouer au ping-pong et au golf. J’ai amené quelques jeux avec moi, aussi".

Kirsten Flipkens est d’accord. "Ca va, mais la situation n’est idéale pour personne. Ce qui est particulier, c’est le calme qui règne sur le site du tournoi. D’habitude, il y a beaucoup de spectateurs, et beaucoup d’ambiance. Cela dit, sans personne, c’est un peu moins fatigant pour nous. Je suis heureuse d’être là, et d’être en forme".

Et elle aussi, elle parvient à ne pas trop s’ennuyer, dans sa bulle. "Je confirme que tout est bien organisé. Des jeux sont à notre disposition, nos séances de massage ont lieu à l’hôtel. Pour l’instant, ça va."

Il y a forcément des points plus négatifs. "Quand on a un jour de repos, on ne peut pas partir se promener sur la 5e Avenue, par exemple, ou manger à l’extérieur. C’est dommage de ne pas pouvoir aller au restaurant, le soir. Mais c’est comme ça, c’est pour la santé de tout le monde. Et ça, c’est le plus important. Je suis ici depuis deux semaines, et ce genre de choses ne me manque pas encore trop."

Le plus compliqué, parfois, c’est la distance à respecter. Alison Van Uytvanck témoigne : "Quand il a plu, tout le monde est resté à l’intérieur du club. Et là, quand on est nombreux, il n’est pas possible de garder une distance de deux mètres entre nous.

Il y a un autre petit désagrément. "Les trajets entre l’hôtel et le club sont longs. On reste parfois une heure et demie dans notre bus. Après quelques semaines, on commence à le sentir." Kirsten Flipkens est d’accord, ces déplacements sont pénibles.

La période est particulière pour tout le monde. Les derniers mois ont été difficiles pour les joueurs et les joueuses de tennis, qui ont été privés de compétition. Cela en a chamboulé quelques-uns. Cela a fait réfléchir Alison Van Uytvanck, aussi. "Il y a pire que de perdre un match de tennis. Le plus important, c’est la santé. Etre à la maison pendant cinq mois a fait du bien, mais le tennis m’a manqué. Les voyages, les Grands Chelems aussi".

L’US Open va commencer, c’est une certitude. Mais va-t-il pouvoir se terminer ? A priori oui, mais ces temps-ci, on ne peut être sûrs de rien. Une bulle a été créée autour des joueurs et des organisateurs, pour que le coronavirus ne perturbe pas la compétition. Mais un premier cas positif a été annoncé. Il concerne le Français Benoît Paire, qui a été obligé de déclarer forfait pour le tournoi. La bulle n’est donc pas imperméable, et les joueurs ne sont donc pas totalement à l’abri. Kirsten Flipkens n’est pas trop inquiète. "Ca pouvait arriver. C’est grave, ce n’est pas chouette, mais c’était presque inévitable, avec autant de gens réunis. C’est comme ça…"

Ecoutez Alison Van Uytvanck et Kirsten Flipkens…

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