RTBFPasser au contenu

Alain Maron sur les conclusions de la commission Samusocial: "Il y a de réelles avancées"

Alain Maron invité de Bruxelles-Matin

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

22 févr. 2018 à 10:10 - mise à jour 22 févr. 2018 à 10:101 min
Par Pierre Vandenbulcke

La commission d'enquête parlementaire sur le Samusocial a présenté ce mercredi son projet de rapport. Il propose trente recommandations pour que les abus rencontrés au Samusocial ne se reproduisent plus. Ce n'est pour l’instant qu'un projet de rapport. Il doit encore être approuvé la semaine prochaine par le parlement. Mais il marque la fin de cette vaste commission sur le scandale du Samu Social. Nous en avons profité pour poser deux questions au député bruxellois Ecolo Alain Maron qui avait révélé les dysfonctionnements au sein de cette asbl.

Vous recommandez le remboursement des jetons de présence perçus. (Yvan Mayeur 112.000 euros, Pascale Peraïta 113.000 euros). Ne faut-il pas l’exiger ? Quitte à aller en justice ?

Ce que nous demandons, c’est que le Samu Social mette tout en œuvre pour les récupérer. Parce qu’il faut bien comprendre que l’attribution de ces jetons s’est faite sans décision du conseil d’administration et sans que ce soit prévu dans les statuts. Et puis, quand ça été prévu dans les statuts, ces jetons correspondent à des réunions qui n’ont pas existé. Et donc, on dit au Samu Social : visiblement ces jetons ont été versés indûment, vous devez maintenant mettre le maximum en œuvre, y compris par voie légale, pour les récupérer.

Quand on voit les suites de Publifin en Wallonie, est-ce que vous ne craignez pas que ces recommandations ne soient pas suivies et qu’on assiste finalement à l’enterrement de cette affaire ?

Pour les jetons de présence, ça va être compliqué. On sent bien que monsieur Mayeur n’est pas très chaud de les rembourser. On verra bien ce qui va se passer au niveau de la justice puisqu’une instruction est toujours en cours. Sinon pour le reste, il y a quand même vraiment des avancées. Il y a déjà toute une série de réformes qui sont en cours au sein du Samu Social. Ça va continuer. Et puis, il y a une nouvelle ordonnance sur la politique sans-abris qui met à plat cette politique. Et enfin, on peut changer de paradigme et dire : on met un maximum d’argent, non pas pour héberger les gens la nuit au Samu Social mais pour qu’ils retrouvent un logement et pour les aider mieux. Et ça c’est aussi en route.

Articles recommandés pour vous