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Cinéma

Agnès Varda s'expose en Chine

Agnès Varda s'expose en Chine
14 mars 2012 à 15:052 min
Par AFP Relax News

A 83 ans, la Française a entamé un long voyage en Chine pour présenter une rétrospective de ses oeuvres à Pékin, avant Wuhan (centre) et Shanghai (est) en avril. De nombreux Chinois se pressaient dans le Musée de l'Académie des Beaux Arts de Pékin où sont présentées une série de photographies en noir et blanc prises par Agnès Varda en 1957, alors qu'elle avait été invitée avec une délégation française par le gouvernement de Zhou Enlai.

"C'était les cent fleurs, on avait l'impression d'une certaine d'ouverture d'esprit", a dit aux journalistes l'artiste, rare étrangère à sillonner les campagnes chinoises à cette époque, avant que le mouvement ne dégénère en répression féroce contre les intellectuels encouragés à s'exprimer librement.

A 83 ans, la Française a entamé un long voyage en Chine pour présenter une rétrospective de ses oeuvres à Pékin, avant Wuhan (centre) et Shanghai (est) en avril. De nombreux Chinois se pressaient dans le Musée de l'Académie des Beaux Arts de Pékin où sont présentées une série de photographies en noir et blanc prises par Agnès Varda en 1957, alors qu'elle avait été invitée avec une délégation française par le gouvernement de Zhou Enlai.

"C'était les cent fleurs, on avait l'impression d'une certaine d'ouverture d'esprit", a dit aux journalistes l'artiste, rare étrangère à sillonner les campagnes chinoises à cette époque, avant que le mouvement ne dégénère en répression féroce contre les intellectuels encouragés à s'exprimer librement.

Ces photos, prises notamment dans le Yunnan (sud), sont présentées sur un "Portique chinois" rouge de 12 mètres qu'elle a spécialement conçu pour le grand musée moderne pékinois.

"J'ai pu me promener véritablement dans la Chine profonde, dans les villages, voir le plus possible comment vivaient les gens", dit Agnès Varda de cette époque où "l'on voyait beaucoup de conseillers soviétiques et très peu d'autres étrangers" et où il fallait "voyager 28 heures" avec plusieurs escales dans les pays frères --à Prague, Moscou et Oulan Bator-- avant d'atteindre enfin Pékin.

L'exposition présente aussi diverses installations et scénographies, telles les veuves de Noirmoutier dont les témoignages filmés sur le deuil, traduits en chinois, interpellent, de même que les Portaits brisés.

Les longs métrages d'Agnès Varda doivent être présentés lors de ce voyage chinois, comme "Cléo de 5 à 7", "Sans toit ni loi" ou "Les glaneurs et la Glaneuse". Le réalisateur chinois Jia Zhangke, auteur notamment de "Still life", est "ambassadeur" de l'événement pékinois.

Se trouvant "comme dans un rêve éveillé" à la vue de ses oeuvres exposées dans "ce très beau grand musée", Agnès Varda, qui continue de créer, s'est dite persuadée que "dans un monde chaotique, plein de combats, de haine (...) la culture est un peu une façon d'échapper à l'horreur".

AFP Relax News


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