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Afrique du Sud : une commission ouvre la voie à un débat sur une éventuelle destitution du président Ramaphosa

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa visite les Jardins botaniques royaux de Kew, au sud-ouest de Londres, le 23 novembre 2022, au deuxième jour de sa visite d’État de deux jours.

© AFP

30 nov. 2022 à 19:10 - mise à jour 30 nov. 2022 à 19:15Temps de lecture2 min
Par Belga, K.D.

Une commission parlementaire, chargée d’examiner un scandale touchant le président sud-africain Cyril Ramaphosa, a jugé dans son rapport remis mercredi qu’il y avait suffisamment de matière pour débattre au Parlement de son éventuelle destitution.

"A la lumière de toutes les informations soumises à la commission, nous concluons que ces informations révèlent, prima facie, que le président a pu commettre" des violations et des fautes, affirme le rapport.

Le Parlement se réunit en séance extraordinaire mardi pour examiner le rapport. Il n’est pas tenu de suivre les recommandations de la commission parlementaire, composée de trois membres dont un ancien président de la Cour constitutionnelle.

Le Parlement avait désigné en septembre cette commission indépendante chargée de se pencher sur le scandale impliquant de mystérieuses sommes d’argent en liquide retrouvées dissimulées dans le mobilier d’une des propriétés de Cyril Ramaphosa.

La présidence a immédiatement réagi à la publication dans la soirée des conclusions de la commission, soulignant que l’Assemblée nationale "doit examiner le rapport et déterminer la voie la plus appropriée à suivre".

Afrique du Sud : visite du président Ramaphosa et du ministre de la Santé, le Dr Mkhize, à l’hôpital Livingston de Port-Elizabeth, ce 15 mai 2020

Afrique du Sud: visite du président Ramaphosa et du ministre de la Santé, le Dr Mkhize, à l'hôpital Livingston de Port-Elizabeth, ce 15 mai 2020

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"Moment inédit et extraordinaire pour la démocratie"

Les conclusions de cette commission, que la présidence qualifie de "moment inédit et extraordinaire pour la démocratie", "requièrent une lecture attentive et une considération appropriée dans l’intérêt de la stabilité du gouvernement et du pays", ajoute le communiqué présidentiel. Cyril Ramaphosa "dément catégoriquement avoir violé son serment" envers la Constitution "de quelque manière que ce soit" et "nie également être coupable de l’une des allégations formulées à mon encontre".

Ces conclusions de la commission parlementaire pourraient mener à un vote au Parlement pour la destitution du chef de l’Etat. Mais la procédure, si elle est décidée, n’aurait toutefois que peu de chances d’aboutir, l’ANC de Cyril Ramaphosa y détenant une confortable majorité.

Mais l’affaire ternit l’image du président Ramaphosa, attendu sur le front de la corruption qu’il a juré d’éradiquer, alors que l’ANC doit décider en décembre si elle le maintient pour un deuxième mandat, si le parti historique se maintenait au pouvoir à l’issue d élections générale de 2024.
 

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