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Monde

Afrique du Sud et Belgique s'inquiètent pour le Congo

L'Afrique du sud et la Belgique ont "des préoccupations partagées" à propos de la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC)
04 juil. 2012 à 14:00 - mise à jour 04 juil. 2012 à 14:552 min
Par Belga News

"Nous (la communauté internationale) ne pouvons nous permettre un autre échec", a-t-elle prévenu lors d'une conférence de presse à Johannesburg avec son homologue belge, Didier Reynders, qui effectue sa première visite en Afrique du sud depuis son entrée en fonction en décembre dernier.

Maïté Nkoana-Mashabane a appelé à une action plus résolue des organisations régionales africaines - Union africaine (UA) et Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), dont faire partie la RDC - pour résoudre cette énième crise dans l'est congolais.

Didier Reynders a quant à lui réitéré son appel à un dialogue accru entre Kinshasa et Kigali pour résoudre cette mutinerie d'éléments de l'armée congolaise, rassemblés au sein du Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda selon un rapport de l'ONU - ce que le Rwanda dément énergiquement.

Les deux ministres ont évoqué la possibilité de renforcer la coopération entre l'Afrique du sud et la Belgique à propos de la RDC, Maïté Nkoana-Mashabane parlant d'"efforts conjoints".

Les deux pays ont déjà coopéré dans le passé dans le domaine de la formation de l'armée congolaise.

Des experts de l'ONU ont affirmé dans un récent rapport que des hauts gradés de l'armée rwandaise, "dans l'exercice de leurs fonctions officielles", ont apporté une "aide directe" à la création du M23, en fournissant aux mutins "des armes, du ravitaillement militaire et de nouvelles recrues".

Parmi les noms cités par ces experts figurent ceux du ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe, du chef d'état-major des armées, le général Charles Kayonga, et aussi du général Jack Nziza, secrétaire permanent du ministre de la Défense et ancien patron du DMI (Department of Military Intelligence), les services de renseignements militaires.

Kigali, qui a toujours nié tout soutien à la mutinerie, a rejeté ce rapport par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, qui l'a qualifié de "document préliminaire partial fondé sur des conclusions partielles" qui "doit encore être vérifié".

Les combats qui opposent depuis début avril les mutins du M23 aux Forces armées de la RDC (FARDC) dans la province du Nord-Kivu ont fait un nombre inconnu de victimes et entraîné la fuite de quelque 218 000 personnes.


Belga