Régions Brabant wallon

Affaire Picalausa à Tubize : la plainte de l’ancien indicateur-expert classée sans suite, mais la justice poursuit son enquête

Lors du dernier conseil communal, il a une nouvelle fois été question de l'affaire Picalausa, un an et demi après la démission de l'ancien échevin.

© Hugues Van Peel - RTBF

29 nov. 2022 à 16:35Temps de lecture2 min
Par Hugues Van Peel

A Tubize, l’affaire dite "Picalausa" revient épisodiquement aux devants de l’actualité. Lors du dernier conseil communal par exemple, l’opposition a une nouvelle fois interpellé le bourgmestre : que savait-il de la situation cadastrale de l’ancien échevin ? Michel Januth a répété qu’il n’était au courant de rien jusqu’à ce que l’affaire éclate en mars 2021 et qu’il n’avait rien à se reprocher.

Dans ce dossier, une information judiciaire a été ouverte l'an dernier, après une plainte déposée par l’ancien indicateur-expert de la ville de Tubize. On vient d’apprendre que la justice n’a pas lancé de poursuites, les charges étant jugées insuffisantes. Explications.

Au printemps 2021, il apparaît donc que l’échevin des travaux, Michel Picalausa, ne paie pas son précompte immobilier depuis quinze ans. L’intéressé explique avoir commis une erreur et finit par démissionner. Mais l’affaire n’en reste pas là, le doute s’installe. Le bourgmestre pouvait-il ignorer la situation cadastrale de l’échevin Picalausa alors que les services de la ville en étaient informés depuis plusieurs années ? Pourquoi ce dossier n’a-t-il pas été suivi, tant au niveau politique qu’au sein de l’administration communale ? Y a-t-il eu des pressions ?

Harcèlement et propos calomnieux ?

Interrogés dans la presse, le bourgmestre, Michel Januth, et le directeur général, Etienne Laurent, ont évoqué la possibilité d’une erreur commise à l’époque par l’indicateur-expert de la ville (licencié entretemps), l’agent communal chargé de relever les infractions cadastrales et de contacter les propriétaires pour qu’ils se mettent en règle.

Piqué au vif, l’ancien indicateur-expert, Nicolas Rucquoy, est alors sorti de sa réserve. Estimant avoir été mis en cause injustement, il a porté plainte pour harcèlement et propos calomnieux contre Michel Januth, Etienne Laurent et Michel Picalausa. C’est cette plainte qui a donc été classée sans suite, après que les trois personnes visées ont été auditionnées par les enquêteurs. Le parquet a considéré qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour les poursuivre.

Des éléments transmis par le ministre Collignon

Cela dit, la justice n’en a pas tout à fait terminé avec "l’affaire Picalausa". En effet, il y a presque un an, interpellé par le collège communal sur la gestion du dossier cadastral de l’échevin, le ministre wallon des pouvoirs locaux, Christophe Collignon, a transmis les éléments en sa possession au parquet du Brabant wallon. Selon lui, le dossier fait apparaître "des éléments qui pourraient être qualifiés sur le plan de la responsabilité civile ou d’infractions pénales, s'ils venaient à être établis".

Sur ce volet, l’enquête judiciaire se poursuit. Le parquet doit déterminer si les éléments dénoncés par le ministre constituent des infractions.

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