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Affaire conclue

Affaire conclue :  A la suite d’une bêtise, Julien se voit contraint d’acheter un objet

30 juin 2022 à 08:11Temps de lecture3 min
Par Sara Dumont

René vient vendre un objet d'un grand céramiste, faïencier français qu’il avait payé 500 euros à l’époque en salle des ventes.

Durant l’expertise, on apprend par Jérôme Duvillard que ce magnifique objet provient de la manufacture d’Antoine Montagnon. C’est un illustre céramiste faïencier de Nevers. Cette ville est un grand centre de production de la faïence et du verre pour les cours royales depuis le début du 16e siècle. Antoine Montagnon signe de son monogramme AM et d’un nœud vert (Nevers).

 

 

 

© Tous droits réservés

L’objet en tant que tel s’inspire des aiguières (des récipients munis d’une anse et d’un bec destinés à servir l’eau qu’ils contiennent). A la renaissance, on s’inspire de ce type d’objet en y intégrant, par la suite, des personnages. On y retrouve d’ailleurs une sorte de chimère et, un peu plus bas, une tête de bélier. Cet objet est orné d’autres animaux comme des oiseaux de paradis, des paons, des cygnes,... Il y a des fleurs aussi et beaucoup de rinceaux (des ornements architecturaux qui ont la forme d’arabesques végétales).

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Tous ces éléments sont principalement blancs sur un fond bleu. C’est une référence à la production nivernaise qui a eu un grand succès au début du 18e siècle. Il s’agit d’une production à la bougie : on a fait des décors avec des coulures ou de petites taches blanches sur le fond bleu roi. Il faut d’ailleurs une grande maitrise de la cuisson, du feu et de la cuisson des émaux pour que rien ne casse, qu’il n’y ait pas un défaut, pas un retrait, pas d’anse qui se déforme, …  En outre, le bleu est une couleur difficile à obtenir comme pigment, en règle générale. Avec cet objet, l’entreprise montre aussi une compétence technique bien maîtrisée. Le bleu et le blanc sont des couleurs de la production chinoise de céramique en porcelaine qu’à l’époque, l’Europe ne savait pas produire.

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Lors de l’estimation , Jérôme explique que si l’objet avait été en bon état, il l’aurait estimé à 1000€ mais à cause d’un coup , il décide de donner une estimation de 700€ et ajoute que les plats n’ont plus la même valeur actuellement qu’à l’époque. Enfin, l’entreprise a fermé en 2015 et cela peut donc ajouter une plus-value à l’objet.

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En salle des ventes, Caroline, Diane et Julien sont tout de suite attirés par cet objet

Julien explique qu’il n’y a pas énormément de collectionneurs de Montagnon et qu’il faut évidemment restaurer l’objet parce que dans cet état, bien qu’il soit très beau, on ne peut le vendre à un collectionneur. Cela n’arrête pas du tout Caroline qui est vraiment tombée sous son charme. Alors que Julien arrête les enchères à 480€, Caroline décide de faire un geste envers René et lui propose 600€.

Caroline est prête à faire une affaire conclue avec René quand, subitement, elle s’aperçoit que Julien a fait une bêtise. En chipotant au bord du plat, il en a fait tomber un petit morceau. Caroline s’aperçoit que Julien a fait une bêtise car à cet instant, il tire une drôle de tête. Caroline signale la maladresse de Julien à tout le monde, mais celui-ci prétend qu’il n’a rien fait. Caroline s’avance alors pour montrer aux autres ce qu’il a fait tomber et quand elle touche l’objet, le petit morceau que Julien a remis en place (pas si discrètement que ça) tombe ! Julien et Caroline expliquent qu’il faut quand même restaurer l’objet et que ce n’est donc pas grave. Diane insiste sur l’état de l’assiette: " Là, c’est pire !" Caroline propose alors à Julien de l’acheter. A la grande joie de celui-ci, elle ajoute qu’il y a une règle chez les antiquaires : " Celui qui casse paie " ! Loin d’être ravi d’acheter cet objet, Julien en propose alors 620€ alors qu’il avait abandonné les enchères à 480€ !

 

" Là, ce n’est pas une maladresse, c’est une vraie boulette! Je n’avais pas spécialement envie de l’acheter, je suis contraint de l’acheter (…) 620 ! Affaire conclue ! Il n’ y a plus qu’à aller dans une restauration coûteuse, en plus ! C’est une belle opération financière… "

 Retrouvez tous les épisodes de l’émission "Affaire conclue" chaque semaine sur Auvio et sur La Une.

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