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Aérodrome de Namur : le renouvellement du permis inquiète les habitants de Bovesse

Aérodrome de Namur : le renouvellement du permis inquiète les habitants de Bovesse

L’aérodrome de Namur, situé à Suarlée, vient d’introduire une demande de renouvellement de son permis unique. Celui-ci définit le cadre des activités de site pour les vingt prochaines années. Ce qui provoque l’inquiétude des habitants de la Rhisnes et de Bovesse, qui dénoncent les nuisances dont ils sont victimes. Selon eux, depuis 2020, le nombre de vols a considérablement augmenté.

Des week-ends bruyants et des habitants agacés dans le village de Bovesse

Dans le village de Bovesse, sur la commune de La Bruyère, une poignée d’habitants dénoncent les nuisances dont ils sont victimes depuis environ deux ans. En 2020, une pétition a même rassemblé plus de 300 signatures.

Passage d'un avion au dessus du village de Bovesse

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"Quand vous avez trois avions sur le circuit d’apprentissage en même temps, vous avez une minute et demie entre chaque passage", précise André, installé à Bovesse depuis vingt ans. Pour lui comme d’autres voisins, la situation s’est dégradée depuis 2020. Du coup, certains week-ends, Guillaume et sa famille préfèrent déserter le quartier : "On prend la voiture et on trouve une activité à faire, loin, pour ne pas subir ces nuisances qui nous impactent beaucoup psychologiquement", regrette ce jeune père famille.

Dans le cadre du renouvellement du permis unique, ces riverains souhaiteraient limiter le nombre de vols et mieux encadrer les activités de l’aérodrome : "la situation actuelle n’est pas acceptable", affirme Guillaume. "S’il y a des adaptations des circuits ou des horaires de vols, ça permettrait déjà d’améliorer les choses", ajoute le riverain. Les bovessois souhaiteraient notamment que les rotations évitent le village en ne dépassant pas la frontière de la Nationale 4.

Pas plus de vols, selon le patron de l’aérodrome

Une chose est sûre, le dialogue entre les habitants de Bovesse et la direction de l’aérodrome ne sont pas au beau fixe. Après plusieurs rencontres, courriers et requête, la discussion semble rompue.

Pour Benjamin de Broqueville, le CEO, les citoyens de La Bruyère, le nombre de vols ne va pas changer. D’ailleurs, selon lui, les statistiques, depuis la reprise en 2017, témoignent d’une activité aéronautique stable : " Notre objectif, c’est surtout de développer l’aérodrome en tant que pôle économique et industriel. C’est ce qu’on fait avec Sonaca Aircraft. Depuis la reprise, le nombre de travailleurs est passé de 8 à 120 personnes sur le site", explique le patron de l’aérodrome.

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Dans son permis, l’exploitant a demandé une autorisation pour 27.500 vols par an. "C’est le même trafic qu’actuellement", explique Benjamin de Broqueville. "Je comprends leurs craintes mais force est de constater que depuis 2017, nous avons toujours respecté nos engagements. Avec ce permis, nous demandons juste la continuité."

Dans la demande de permis, l’aérodrome introduit tout de même deux nouveautés : la construction d’un nouveau hangar pour le paraclub et le développement d’un Ulmodrome pour des appareils électriques, théoriquement moins bruyants. De son côté, la commune de La Bruyere, sur le territoire duquel se trouve le village de Bovesse, a envoyé un courrier à la ville de Namur, dans le cadre de l’enquête de publique. Le collège communal espère ainsi obtenir des garanties en termes de nuisances, de pollution et de sécurité pour ses habitants.

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