Cinéma

Adaptation d'un roman de Pierre Lemaître, "Couleurs de l’Incendie" en compétition au Festival de Valenciennes

© Gaumont

Le film franco-belge "Couleurs de l’Incendie" de Clovis Cornillac, avec Léa Drucker, Benoît Poelvoorde et Olivier Gourmet à l’affiche, a été projeté lundi soir au Festival de cinéma de Valenciennes (Nord de la France, non loin de la frontière belge), où il est en lice dans la compétition "Fictions". Le palmarès dans cette catégorie sera dévoilé mardi soir par le jury, présidé cette année par l’actrice et réalisatrice Michèle Laroque.

"Couleurs de l’incendie", coproduction belge (Umedia) soutenue par Wallimage, est une adaptation du roman éponyme de Pierre Lemaitre, deuxième volet de la trilogie inaugurée avec "Au revoir là-haut", prix Goncourt 2013.

"C’est Pierre Lemaire lui-même qui m’a proposé ce projet. Je suis fan de la littérature de Pierre depuis très longtemps, bien avant son prix Goncourt avec Au revoir là-haut. Il a une littérature qui emmène au cinéma par son côté très romanesque", souligne Clovis Cornillac, interviewé par Belga.

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"A aucun moment, je ne me suis dit : c’est la suite d’Au revoir là-haut (sorti en 2017 et réalisé par Albert Dupontel, ndlr). Ce dont Pierre veut parler sur trois romans, c’est du début du 20e siècle, mais, en aucun cas c’est un feuilleton", explique l’acteur-réalisateur français qui passe, avec ce long métrage, derrière la caméra pour la quatrième fois de sa carrière.

"Quand je réalise, je n’ai aucune angoisse à partir du moment où je suis convaincu de ce que je fais. Il y a peu de choses qui me font peur en termes de fabrication parce que je suis naïf", poursuit Clovis Cornillac, qui tient également un rôle dans le film.

Si je suis en empathie avec un projet, je me lance et je ne me pose pas trop de questions.

"Couleurs de l’incendie" plonge dans la France des années 20. Après le décès du banquier Marcel Péricourt, sa fille, Madeleine (Léa Drucker), doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière. Face à l’adversité des hommes, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine doit mettre tout en œuvre pour survivre et reconstruire sa vie brisée par les coups bas de Gustave Joubert (Benoît Poelvoorde) et de Charles Péricourt (Olivier Gourmet).

Sélectionné dans la compétition "Fictions", le long métrage concourt entre autres face à "Le Bleu du Caftan" de la Marocaine Maryam Touzani (avec Lubna Azabal et coproduit par la société belge Velvet Films) ou encore "Dalva" de la Belge Emmanuelle Nicot. "Trois nuits par semaine" de Florent Gouëlou (France), "Burning Days" d’Emin Alper (Turquie), "Les Cyclades" de Marc Fitoussi (France), "Les repentis" d’Icíar Bollaín (Espagne) et "Saint Omer" d’Alice Diop (France) complètent la liste des films retenus dans cette section.

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