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Abbas Bayat réagit aux propos "erronés" de Mehdi Bayat : "Charleroi n’était pas en faillite virtuelle en 2012"

Abbas Bayat, président de Charleroi jusqu’en 2012.

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19 oct. 2022 à 17:06Temps de lecture2 min
Par Antoine Hick

Chahuté par ses propres supporters après le partage de Charleroi face à Courtrai, l’administrateur délégué du club, Mehdi Bayat, était monté au créneau au micro de Pierre Deprez, expliquant qu’il avait repris le club en faillite en 2012 ce qui expliquait les résultats en demi-teinte et la longue marche à parcourir avant de retrouver les sommets. Des propos qui visaient son oncle, Abbas Bayat, président du Sporting jusque-là.

Abbas Bayat qui a d’ailleurs tenu à réagir à l’article que nous avons publié ce matin, nous contactant ce mercredi soir pour demander un droit de réponse et contester les propos de son neveu. Le voici :

"Je tiens à rectifier certaines informations erronées données par Mehdi Bayat, à plusieurs reprises. Le Sporting n’était pas "en faillite virtuelle en 2012".

De multiples transferts avaient été effectués à la fin de la saison précédente, et le club disposait d’une trésorerie saine en banque en début de saison. Un club, "en faillite virtuelle", n’aurait pas pu recevoir sa licence.

Lorsque le groupe Chaudfontaine a acheté Charleroi en 2000, le club n’avait ni argent ni actifs, devait plusieurs millions d’euros, à l’époque 270 000 000 de francs, et devait à plusieurs clubs des sommes importantes. Il a pu recevoir sa licence grâce aux efforts financiers du Groupe.

Le Groupe Chaudfontaine a injecté 5 millions d’euros supplémentaires pour couvrir les pertes des 3 premières années. Dès lors, le Club est devenu très rentable et l’est resté jusqu’à sa vente. A l’exception de la saison 2010/2011, dont on sait maintenant qu’elle a souffert de matchs truqués, de montres données aux joueurs pour assurer les résultats souhaités et d’arbitres influencés pour influencer également le résultat, et dont je suis certain que Charleroi a souffert lors de sa relégation, le Club s’est aussi bien comporté, pendant ces 11 années, qu’à n’importe quel moment de son histoire. En outre, il est devenu immédiatement champion de la deuxième division et a réintégré la Pro League.

J’estime nécessaire d’ajouter que la raison pour laquelle j’ai décidé de vendre le Club était précisément la corruption qui existait à tous les niveaux, dans tous les sens et qui impliquait le passage illicite d’énormes quantités d’argent. Je pourrais également ajouter que plusieurs agents, qui agissaient tous ouvertement, manipulaient le marché des transferts, abusaient de la confiance de leurs joueurs et agissaient contre l’intérêt des joueurs et s’enrichissaient eux-mêmes ainsi que les propriétaires, administrateurs et entraîneurs des clubs.

L’étendue et la profondeur de la corruption sont désormais visibles et claires. Et, soyez-en sûrs, elle n’a pas pris fin et continuera jusqu’à ce que des règles soient mises en place par les gouvernements, la FIFA et l’UEFA, pour éliminer la corruption financière et le blanchiment d’argent du jeu."

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