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ABBA, Beegees, Carpenter : ces artistes inavouables

ABBA, Beegees, Carpenter : ces artistes inavouables
12 avr. 2022 à 07:002 min
Par Sara Dumont

Qu’ont en commun The Bee Gees, ABBA et The Carpenter ? Ils ont vendu des millions d’albums, ce sont des poids lourds de la pop sucrée des années 70, les rois du hit-parade…

Mais ces différents groupes sont aussi "tristement" célèbres pour leur manque de bons goûts pour la mode et ils étaient souvent considérés comme des ringards aux yeux du rock et de plusieurs critiques musicaux. Les stars de la pop sucrée étaient aux antipodes des groupes de rock et ne méritaient aucun respect de leur part… Avec un mode de vie loin du "sex and drugs and rock’n’roll", leurs sons étaient trop propres…

Ces trois groupes connaissent des trajectoires communes dans les années 1970.

Partie 1 : Les années choc

La première chose qui saute aux yeux, ce sont leurs costumes ringards. Le guitariste d’ABBA, Björn Ulvaeus, l’avoue sans problème : "Je n’avais aucune limite vestimentaire. Le costume dans la vidéo de Waterloo, ce n’est rien comparé à ce que l’on a porté juste après. (Ce qu’il porte dans le clip n’est pas triste : un justaucorps bleu à paillette avec une cape rouge.) Quand je revois ces images, je n’en reviens pas…" dit-il en rigolant.

À côté du groupe suédois, il y a les Bee Gees, groupe anglo-australien, avec leurs grandes coiffures bouffantes et leurs costumes au col beaucoup trop grand. Les frères Gibb ont constitué un des trios les plus moqués au monde et ont longtemps souffert d’un manque total de crédibilité.

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Enfin, il y a les Carpenters, un groupe constitué de Richard Carpenter et de sa sœur, Karen Carpenter. À eux deux, ils sont une caricature des "gentils coincés". S’ils ont souvent été critiqués par les spécialistes musicaux pour leur style vestimentaire, ils l’ont très rarement été pour la qualité de leur musique…

La première partie du documentaire est à voir ce mardi 5 avril à 22h15 sur La Trois. Et est disponible pendant 90 jours sur Auvio.

Partie 2 : Les années chic

Au début des années 80, beaucoup de monde les croyaient disparus, aux oubliettes… À tort, car les trois groupes vont connaitre une réévaluation de leur répertoire, de leur talent et de leur image.

Au début de cette période, ces différents groupes étaient rejetés. Lorsqu’on écoutait du ABBA par exemple, il fallait se sentir "coupable" de les aimer. Alors que maintenant, il ne faut plus se justifier ou culpabiliser.

Dans le documentaire, c’est ce qu’explique Brian Eno, producteur du groupe U2 : "Dans les années 70, personne n’aurait admis qu’ils aimaient ABBA. C’était le côté snob de l’époque. Je l’ai avoué quand j’ai entendu "Fernando". Je ne pouvais plus garder ce secret pour moi". Chacun à leur façon, ces trois groupes vont retrouver petit à petit le chemin de la lumière, de la reconnaissance publique et de l’estime des critiques.

La deuxième partie du documentaire est à voir ce mardi 12 avril à 22h45 sur La Trois. Et est disponible pendant 90 jours sur Auvio.

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