RTBFPasser au contenu

C'est vous qui le dites

Abandonner votre enfant parce qu’il est handicapé, vous comprenez ?

Abandonner votre enfant parce qu’il est handicapé, vous comprenez ?
18 oct. 2021 à 09:582 min
Par C'est vous qui le dites

Benjamin a été abandonné par ses parents à sa naissance parce qu’il est handicapé. Hier soir, lors de la soirée Cap 48 sur La Une, vous avez découvert Benjamin qui est atteint de trisomie 21. Il y a 34 ans, à sa naissance, ses parents l’abandonnent lorsqu’ils découvrent qu’il est handicapé. Aujourd’hui, Benjamin est épanoui grâce à l’amour de sa maman de cœur et l’accompagnement d’associations.

Abandonner votre enfant parce qu’il est handicapé, vous comprenez ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

BENJAMIN - Abandonné par ses parents à la naissance évolue aujourd'hui grâce à sa nouvelle famille et l'association GRATTE

La Grande Soirée CAP48

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

"Certaines personnes sont incapables d’élever leur enfant"

Éléonore, une auditrice originaire de Frasnes-lez-Anvaing, dans la province de Hainaut, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Je peux très bien comprendre cet abandon car certaines personnes sont incapables d’élever leur enfant. La maman qui a abandonné ma petite fille avait déjà 3 enfants, sans handicap, qui étaient placés."

C’était une joie pour moi d’adopter un enfant handicapé

"J’ai eu ma fille alors qu’elle avait 6 semaines. Elle ne s’est pas rendu compte qu’elle était adoptée et elle est restée comme un enfant de 3-4 ans. Elle est pleine de joie, elle est toujours heureuse et toujours souriante. Sa maman a fait un acte d’amour en abandonnant sa petite fille car elle n’aurait pas su l’aimer comme moi je l’aime."

Tous droits réservés

"Je ne me voyais pas élever un enfant trisomique à 41 ans"

Du côté de Malines, Nadine nous partage son point de vue : "J’étais enceinte de trois mois quand les médecins m’ont dit que mon enfant était trisomique et qu’il avait également une pathologie grave. J’avais 41 ans et on m’a conseillé d’avorter. Je ne me voyais pas élever un enfant trisomique à l’âge que j’avais. Mais je ne l’aurais quand même pas abandonné à la naissance, j’aurais pris mes responsabilités et j’aurais tout fait pour élever cet enfant. Je pense que parfois, l’abandon peut être bénéfique pour l’enfant, il peut ainsi être élevé par une famille suffisamment forte."

Tous droits réservés

"Il faut aussi penser à l’enfant"

À Oupeye, dans la province de Liège, Anne termine le débat : "J’ai été abandonnée et ensuite recueillie par une famille qui avait déjà 4 enfants. Dans ces histoires d’abandon, on parle très souvent des parents biologiques et adoptifs, mais j’aimerais qu’on pense aussi à l’enfant. Handicapé ou non, il aura toujours ce mal-être et cette douleur d’avoir été abandonné par ses propres parents. Il doit apprendre à grandir avec cette souffrance. J’ai 54 ans et je souffre encore de ce qui m’est arrivé."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

Sur le même sujet

22 oct. 2021 à 11:19
2 min
21 oct. 2021 à 09:46
2 min

Articles recommandés pour vous