Economie

AB InBev va augmenter le prix de ses bières dès le 1er février

L'augmentation de prix variera entre 7 et 8 centimes par litre en moyenne

© JULIEN WARNAND

06 nov. 2012 à 15:11 - mise à jour 06 nov. 2012 à 17:26Temps de lecture2 min
Par Belga News

Pour l'horeca, l'augmentation de prix sera de 7 centimes par litre en moyenne (taxes et accises comprises) tandis que l'adaptation moyenne du prix dans la grande distribution s'élèvera à 8 centimes par litre en moyenne (taxes et accises comprises).

"L'adaptation doit compenser la hausse continue des prix des matières premières, des emballages, de l'énergie et l'augmentation des coûts salariaux. Les prix du marché pour les matières premières de bases comme les céréales, le maïs et le blé ont augmenté de moyennes allant de 4 à 29%, alors que les prix de l'énergie, des carburants et des emballages continuaient également à augmenter", justifie AB InBev Belgium dans un communiqué.

AB InBev Belgium possède dans son portefeuille des marques comme Jupiler, Stella Artois, Leffe, Hoegaarden ou Belle-Vue.

Alken-Maes n'exclut pas une hausse des prix

Le brasseur Alken-Maes n'exclut pas d'augmenter le prix de ses bières après l'annonce par son concurrent AB InBev d'une hausse de prix à partir du 1er février 2013. "Nous travaillons actuellement aux tarifs pour 2013, mais ces travaux ne sont pas encore terminés", a réagi un porte-parole d'Alken-Maes.

Tout comme InBev, Alken-Maes souligne être confronté à une flambée de ses coûts, notamment énergétiques, salariaux ou des matières premières. "Une hausse de tarifs n'est donc pas exclue", selon le porte-parole.

Alken-Maes commercialise entre autres les bières Maes, Grimbergen, Cristal et Mort Subite.

SNI : un nouveau coup dur pour l'horeca

L'annonce, par AB InBev, de l'augmentation du prix de la bière dès le 1er février 2013 est "un nouveau coup dur pour le secteur de l'horeca, surtout pour les cafés qui, en raison de l'interdiction de fumer, ont vu diminuer sensiblement leurs revenus et qui ont connu une hausse des faillites", a réagi mardi le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) dans un communiqué.

L'organisation des entrepreneurs indépendants conseille aux patrons de cafés, vu la situation précaire dans laquelle bon nombre d'entre eux se trouvent, de faire payer cette augmentation des prix aux clients, "même si cette solution n'est pas du tout idéale", précise le SNI, qui ajoute que "de toute façon, seule une minorité des patrons de cafés font cela".

D'après une étude du SNI, réalisée en 2011 afin de connaître les conséquences de la hausse des prix du café, des softs et de l'eau, il résulte qu'une minorité des patrons de café (31%) fait payer cette augmentation à ses clients.

Le SNI craint également que d'autres brasseurs (comme Alken-Maes) suivent l'exemple d'AB InBev.

Avec Belga

Sur le même sujet

USA: la célèbre bière Budweiser accusée de mentir sur le taux d'alcool

Economie

Brussels Beer Challenge: des spécialistes vont élire les meilleures bières du monde

Belgique