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Alda Greoli favorable à la sortie de l'IVG du Code pénal

Alda Greoli favorable à la sortie de l'IVG du Code pénal
18 avr. 2018 à 15:17 - mise à jour 18 avr. 2018 à 23:512 min
Par Maxime Dumoulin

Sept Belges sur dix ignorent que l'avortement reste un délit inscrit dans le Code pénal, ressort-il d'un sondage mené à la demande du Centre d'action laïque (CAL) publié mardi. Il reste bien sûr autorisé sous certaines conditions.  Alda Greoli, vient de donner un sens favorable à sa dépénalisation. 

La ministre wallonne de l'Action sociale, de la Santé et de l'Égalité des chances, Alda Greoli a clarifié sa position de son parti mercredi soir, dans À Votre Avis:

Il me semble assez évident, et c'est la position du cdH, qu'il faut sortir l'avortement du Code pénal

"Ça, c'est vraiment une position importante, et officielle", poursuit-t-elle. Mais le sortir du Code pénal est une chose, mais garder un encadrement, un accompagnement social, un conseil, ça aussi c'est essentiel".

Pour le parti DéFi, représenté par Sophie Rohonyi, la sortie de l'IVG du Code pénal est une priorité. Elle n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler l'importance que donnait son parti à cette mesure. 

Le cdH en faveur de la dépénalisation de l'avortement

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Mais les choses ne sont pas simples du côté fédéral. La majorité en place n'est pas forcément en faveur de cette dépénalisation, CD&V et N-VA en tête, pointent du doigt nos invitées. Mais Christine Defraigne (MR), présidente du Sénat,  tempère:  "Ce sont des choses qui sont possibles de trouver, le cas échéant, des majorités alternatives".

Majorités alternatives pour dépénaliser l'avortement?

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Selon un sondage réalisé par le Centre d'action laïque (CAL), 70% des Belges ne savent pas que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est toujours considérée comme un délit et reste donc passible de prison. L'interruption volontaire de grossesse n'a été en réalité que partiellement dépénalisée en 1990, c'est-à-dire que les sanctions prévues par la loi ne sont appliquées que si toute une série de conditions est respectée. Trois quarts des sondés s'affirment ensuite en faveur d'une dépénalisation totale de l'avortement.

Lorsque l'on interroge Constance Du Bus (représentante de "Marche pour la vie", antiavortement), leur objectif est d'accompagner les femmes et de permettre aux enfants de naître et survivre. "La détresse des femmes ne sera pas résolue par l'avortement qui est un drame et blesse la femme et la société dans son entièreté". Puis elle poursuit: 

Si vous pouvez parler aujourd'hui sur ce plateau, c'est parce que vous êtes passés à travers les mailles de l'avortement

Du Bus : "Vous êtes passés entre les mailles de l'avortement"

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En marge de ce débat, les questions éthiques, voire philosophies seront également abordées. À partir de quand un foetus est-il considéré comme "une personne" ou "viable"? Quelle est la période de gestation maximum la plus "acceptable" pour avorter?

Également autour de la table, Karine Lalieux (PS), députée fédérale et échevine à la Ville de Bruxelles, mais aussi quatre experts et membres de la société civile. Nous recevions Yannick Manigart, gynécologue et obstétricien.

Le docteur Manigart sur le délai maximum requis pour un IVG

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Sylvie Lausberg est la présidente du Conseil des Femmes francophones de Belgique et directrice de la cellule Etude et Stratégie du CAL (Centre d'Action Laïque). Chloé Brookfield, de son côté, nous a parlé de son expérience. Elle a, en effet, décidé d'avoir recours à l'avortement il y a 25 ans, et ce, par convenance personnelle.

 

La souffrance de l'avortement raconté

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Enfin, Eloïse Malcourant était présente pour représenter le Centre de planning familial.

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