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À quoi sert le web dans la campagne électorale ?

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Un café numérique, une conférence-débat, s'est tenu à Liège à propos du rôle des réseaux sociaux dans la campagne électorale. Est-ce qu’on peut déjà observer un certain nombre de choses ?

D'abord une présence plus massive des partis et des candidats par rapport aux précédents scrutins. Une présence plus "professionnelle" aussi : il y a moins de vidéos débiles que lors des dernières élections communales. Manifestement, les partis contrôlent mieux leur com’ en ligne et ne veulent prendre aucun risque.

À ne relever quand même que le trio cdH Lutgen, Milquet, Wathelet qui n’est pas sur Twitter. C’est un choix assumé. Mais qui n’empêche pas le parti et d’autres candidats cdH d’y être actifs.

Y être ou ne pas y être, c’est encore la question? Plus vraiment. C’est un peu comme si un parti décidait de faire l’impasse sur les débats à la radio ou télé. Là, où il y a des électeurs potentiels, il y a des gens à convaincre et des voix à prendre.

D’où ce regret exprimé par des citoyens qui ne sont pas des militants qui trouvent que finalement, la campagne sur le web ressemble plus à un concours comme The Voice qu’à un véritable débat démocratique. Mais d’autres rétorquent que ça a toujours été comme ça. Ce qui est clairement le plus apprécié en tout cas, c’est le dialogue direct entre les candidats et les internautes. Mais ça prend du temps.

Aller au-delà de la com’, mettre en valeur les débats de fond, c’est aussi le rôle des médias traditionnels. Et il y a de vraies attentes vis-à-vis des journalistes. D’où sans doute la critique qui s’exprime à propos de la manière dont les médias, à des degrés divers, relayent les buzz ou les coups de com’ des partis sur le web, sans beaucoup de distance. Leur rôle, c’est de décoder les messages et leurs contenus. Pas seulement ceux des candidats et des partis, mais aussi ceux qui émanent du public pour identifier leurs véritables préoccupations et les mettre à l’agenda. C’est d’ailleurs ce que font les partis qui scrutent en permanence sur le web les réactions à leurs prises de positions pour corriger le tir si nécessaire, et ça pour eux, c’est vraiment un plus que donne le web.

On observe dans les sondages la montée en puissance des petits partis. Est-ce que le web joue un rôle dans cette ascension? La question reste ouverte. Ce n’est sûrement pas la seule raison. Certains petits partis y sont d’ailleurs peu présents. D’autres, comme le PTB, très actifs. Mais il est sûr que le web fait circuler toutes les idées, pour le meilleur ou le pire, c’est à chacun d’en juger.

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