Mobilité

À partir de février, le prix du billet de train SNCB va augmenter: voici les détails

Tout augmente, les prix des tickets de train également.

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28 oct. 2022 à 15:07 - mise à jour 28 oct. 2022 à 16:13Temps de lecture3 min
Par Marie-Laure Mathot avec Belga

L’idée était sur les rails depuis quelques semaines. Elle est aujourd’hui confirmée : le prix du billet de train va augmenter en Belgique. La SNCB adaptera ses tarifs le 1er février 2023, avec une augmentation de 8,73% en moyenne, annonce-t-elle vendredi. Il s’agit d'"une décision difficile à prendre mais nécessaire", justifie l’entreprise ferroviaire.

Une décision difficile à prendre mais nécessaire

La SNCB se dit "contrainte" d’adapter ses tarifs en raison de l’impact de la forte inflation et des prix de l’énergie.

+8,73% pour le ticket standard

L'ajustement moyen des prix de tous les produits, hors abonnements, est de 8,73%, conformément à l'évolution de l'indice santé. Le tarif du Standard Ticket sera notamment augmenté de 8,73%. 

Si on calcule, le prix d’un aller simple entre Bruxelles et Namur, par exemple, passerait de 9,30 euros aujourd’hui à 10,11 euros.

Une hausse moins importante pour les jeunes et les seniors

L'adaptation des prix des tickets et carte multi-voyages pour les jeunes et/ou les seniors restera, elle, en deçà de l'indice santé.

A titre d'exemples, un "billet senior" pour les plus de 65 ans coûtera 7,80 euros (+0,60 euros) à partir de février et un "billet jeune" jusqu'à 26 ans coûtera 7,10 euros (+0,50 euros). Un billet normal de dix trajets ("Standard Multi") deviendra plus cher de 9 euros et reviendra à 93 euros en version numérique ou 96 euros en version papier.

Le trajet domicile-travail: +9,73%

Les tarifs des abonnements domicile-travail et des abonnements scolaires, dont l'évolution est en partie basée sur l'évolution de l'indice santé, seront, eux, ajustés de 9,73%. Le point de pourcentage supplémentaire par rapport aux 8,73%, est lié à la réalisation de certains objectifs de ponctualité, explique la SNCB. Il s'agit d'une disposition du contrat de gestion.

Une hausse due au prix de l'énergie

Cet ajustement des tarifs doit être mis en regard, entre autres, de la forte hausse des prix de l'énergie, insiste le transporteur, qui, avec 3.800 trains par jour, est le premier consommateur d'électricité du pays. Rien que pour l'année prochaine, sa facture d'électricité va augmenter de plus de 200 millions d'euros par rapport à 2022, illustre-t-il. A cela s'ajoute l'indexation des salaires qui représente aussi un "gros impact".

L'ajustement tarifaire ne couvrira qu'une partie limitée de l'augmentation des coûts d'exploitation, pointe d'ailleurs l'entreprise ferroviaire. 

De nouveaux tarifs en fonction de l'heure en 2024

La SNCB entend cependant tout faire pour continuer à faire revenir ses voyageurs dans les trains. La fréquentation actuelle est d'ailleurs de 93% par rapport au taux d'occupation de 2019, note-t-elle. Le transporteur entend également attirer de nouveaux clients et va déployer, pour ce faire, plusieurs initiatives pour continuer à rendre le train attractif. 

L'entreprise est ainsi en train d'élaborer de nouvelles formules tarifaires, qui seront notamment adaptées en fonction du moment du trajet, selon qu'il a lieu durant les heures de pointe ou des heures creuses, et du profil du voyageur. L'objectif est aussi de développer des offres spécifiques avec des tarifs très attractifs pour des groupes-cibles tels que les jeunes, les seniors, les clients qui voyagent fréquemment en train, des petits groupes et les voyageurs bénéficiant d'une intervention majorée, conclut la SNCB. 

Ces nouvelles formules ne sont cependant pas prévues avant 2024, avait signalé Sophie Dutordoir, la CEO de la SNCB, à la Chambre plus tôt cette semaine.

Un "mauvais signal", déplore le ministre de la mobilité

C’est une décision du conseil d’administration de la SNCB. Et pour le ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet, c’est "un mauvais signal". Il a rappelé son plaidoyer pour une suppression de la TVA sur les titres de transport.

"C’est un mauvais signal, alors que les Belges sont confrontés à une crise de l’énergie sans précédent et que tout est mis en œuvre pour attirer plus de voyageurs vers le rail, notamment afin de répondre à la crise climatique", a commenté le ministre Ecolo, dans une réaction à Belga.

Georges Gilkinet assure mettre tout en œuvre, depuis des semaines, pour trouver des solutions "qui ne fassent pas reposer uniquement sur le dos des usagers l’augmentation des coûts de la SNCB".

Il rappelle sa proposition de réduire à zéro la TVA sur les billets de train. "Cette question sera évoquée dans le cadre de la réforme fiscale qui doit être discutée avant la fin de cette année."

De son côté, la SNCB s’est dite "contrainte" d’adapter ses tarifs en raison de l’impact de la forte inflation et des prix de l’énergie.

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