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Regions Namur

A Namur, comme ailleurs, Infrabel remplace et rénove les caténaires

Réparation d’une caténaire en gare de Namur.
11 juil. 2022 à 14:28Temps de lecture2 min
Par Serge Otthiers

Debout sur son automotrice, spécialement aménagée pour les travaux, Julien Baudhuin, chef de chantier à Namur vient de remplacer une partie de caténaire. "Je viens de remplacer un isolateur qui était arrivé en fin de vie, ça fait partie de la campagne de renouvellement du matériel." C’est que près de 20% des caténaires en Belgique aujourd’hui ont dépassé les 60 ans d’âge. Il est temps de les remplacer.

800 kilomètres de caténaires à remplacer

Sans oublier d’entretenir le reste du réseau. "Dès qu’on a un problème à une caténaire l’ensemble des trains ne peuvent plus rouler", explique Benoît Gilson, le CEO d’Infrabel, le gestionnaire du réseau de chemin de fer. "Il se trouve qu’en Belgique près de 800 km de caténaires doivent être remplacées assez rapidement sans quoi il y aura des problèmes de ponctualité de plus en plus présents."

Les "caténairistes" disposent d’une automotrice spécialement aménagée.
Les "caténairistes" disposent d’une automotrice spécialement aménagée.

605 millions en 10 ans

1300 km de caténaires doivent aussi faire l’objet d’une révision à mi-vie afin de prolonger leur durée de vie. C’est l’un des principaux défis d’Infrabel pour les 10 prochaines années. Pour accomplir cette mission, 605 millions seront investis sur 10 ans. Sans compter de nombreux engagements dans les métiers techniques.

"Cette année, il y a une enveloppe pour 930 recrutements" précise Michel Delooz, ingénieur en chef chez Infrabel pour la région de Namur. "Pour l’ensemble de la Belgique on a déjà recruté différents profils que ce soit en caténaire, à la voie, à la signalisation, ou aux ouvrages d’art. On a déjà recruté 500 personnes, et il en sera de même l’année prochaine."

Réparation de caténaire à Yvoir.
Réparation de caténaire à Yvoir. Serge Otthiers

Un métier nocturne et pas sans danger

C’est qu’il en faut des bras pour entretenir les caténaires sur les plus de 6000 km de voies principales en Belgique. L’un des réseaux les plus électrifiés d’Europe. Le métier de " caténairiste " est physique, technique et il faut aussi pouvoir supporter les horaires décalés et le travail de nuit. "On travaille comme des chouettes." précise Michel Delooz. "On travaille principalement la nuit et les week-ends, pour que les trains de voyageurs puissent circuler en journée en toute quiétude." Et pouvoir faire fi de certains dangers : "On travaille évidemment en hauteur, mais il y a aussi le danger électrique, on travaille quand même à proximité de câbles qui peuvent être sous tension de 3000 ou de 25 mille volts. Et puis le danger de la tension mécanique dans les fils et les câbles puisque nos fils de contacts sont tensionnés à 1000 kg chacun."

Remplacement d’un isolateur en "fin de vie".
Remplacement d’un isolateur en "fin de vie". Serge Otthiers

Si le métier vous tente, Infrabel recrute donc des " caténairistes ". Profil souhaité : avoir terminé ses études secondaires générales ou qualifiantes. Une formation dans les domaines de l’électricité est un plus, mais l’essentiel de la formation des candidats se fait en interne.

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