La Trois

"50 ans de faits divers" : le bal tragique, qui est responsable?

09 août 2022 à 14:52Temps de lecture2 min
Par Sara Dumont

2 ans après mai 68, bon nombre de jeunes ne souhaitent qu’une chose : profiter pleinement de la vie, être libre et sortir en "boite" pour aller danser jusqu’à pas d’heure et draguer.   

Plusieurs dancings commencent à voir le jour un peu partout en France dont le 5-7 qui se trouve dans la commune de Saint-Laurent-du-Pont et fait de plus en plus parler de lui. C’est l’endroit tendance de la région, le " place to be " pour la jeunesse du coin.

Les jeunes âgés entre 16 et 20 ans s’y retrouvent pour danser tous les week-ends. Le 5-7 est aménagé dans un hangar près d’une forêt et, à l’époque, plusieurs groupes de rock viennent s’y produire. Le 5-7, c’est 1000 m² et l’intérieur ressemble à une immense caverne avec une piste de danse et un bar. Beaucoup de gens racontent qu’il y a une bonne ambiance, quelque chose de collectif avec des petits endroits plus intimistes pour pouvoir draguer. L’un des dangers pour tous, ce sont les accidents de voiture et pour éviter cela, la boite a mis en place des navettes afin que tous puissent arriver et repartir sans le moindre problème.  

La soirée bat son plein. Ce soir-là, le groupe " Les Storm " qui se produit plait au public, les gens s’amusent. Mais à 1h40, beaucoup de jeunes se plaignent de la chaleur : d’après certains, il fait vraiment très chaud. Un des barmans fait la même constatation et, levant instinctivement  les yeux, il aperçoit une grande lumière orangée. Quelques instants plus tard, des danseurs comprennent qu’il s’agit d’un début d’incendie. Mais au milieu du bruit, ils ont beau crier au feu, personne ne les entend dans la boite et le groupe poursuit son concert. Dans la panique, ceux qui se rendent compte de ce qui se passe s’échappent par l’unique sortie très peu pratique puisqu’il s’avère que c’est un grand tourniquet. Par chance, quelques-uns parviennent à s’échapper. Malheureusement, dans la boite, il n’y a pas de téléphone pour appeler les secours. Quelque temps plus tard, la boite de nuit s’effondre… Ce n’est que 20 minutes après que les premiers pompiers arrivent.

Le bilan est lourd : 146 morts et des centaines de familles endeuillées. Ce même jour, le général de Gaulle décède et sa disparition fait passer au second plan les 146 victimes qui ont perdu la vie dans l’incendie du 5-7. 

Mais alors que s’est-il réellement passé cette nuit-là au 5-7 à 1h40 du matin ? S’agit-il d’un incendie accidentel ou volontaire ? Qui sont les responsables ?

"50 ans de faits divers : le bal tragique" un documentaire à voir le 14 août à 21h20

Articles recommandés pour vous