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5 infos à connaître sur le Pop Art pour briller en société

Même si vous n’êtes pas fan d’art, il est peu probable que vous n’ayez jamais entendu parler du Pop Art. Car parmi les figures de ce mouvement artistique, se trouvent des noms aussi célèbres qu’Andy Warhol ou Keith Haring. Aujourd’hui, plusieurs décennies après le décès de ces artistes, leurs œuvres continuent à faire le tour de la planète et à être reproduites par milliers sur des objets destinés à être commercialisés. Et si vraiment, vous n’y connaissez rien, voici de quoi garder la face lors de discussions sur ce sujet.

Le Pop Art est né Angleterre et non aux USA

Que bon nombre d’entre nous situent aux USA les prémices du Pop Art semble tout à fait logique, quand on connaît toutes les icônes qui ont contribué à donner à ce mouvement ses lettres de noblesse. Marilyn Monroe, Elvis Presley, les personnages de Walt Disney, le dollar ou encore le drapeau américain,… Autant de personnes et de symboles qui ont été pris comme sujet principal d’œuvres du Pop Art américain.

Pourtant, c’est bien en Angleterre que le mouvement prend naissance au début des années 1950, par le travail d’artistes se réclamant de "l’Independant Group", dont le chef de file était Richard Hamilton. À la fin des années 1950, le mouvement se propage aux USA, avec le travail d'artistes comme Keith Haring, Andy Warhol ou encore Roy Lichtenstein.

On doit à Hamilton le collage intitulé "Just What Is It That Makes Today’s Homes So Different, So Appealing ?". Hamilton a conçu ce collage comme une parodie de la publicité américaine, à un moment où explosait la culture de consommation de l’après-guerre. Dans ce collage, on retrouve énormément de symboles liés au consumérisme et à la culture populaire.

Fun fact : en plein milieu de ce collage se trouve un culturiste tenant non pas un haltère mais une grosse sucette, dont la marque – Tootsie POP – est indiquée en grand. Par la présence de cette sucette, l’œuvre est souvent considérée comme la première œuvre du Pop Art, voire son manifeste.

Andy Warhol a droit à son propre personnage dans certaines œuvres de Keith Haring

© Tous droits réservés

Malgré leurs 30 ans de différence, Andy Warhol (né en 1928) et Keith Haring (né en 1957), deux figures majeures du Pop Art, étaient très amis. Cette amitié leur a beaucoup apporté. En effet, Haring, au tout début de sa (courte) carrière, a pu profiter de l’expérience et du réseau de Warhol pour développer son art et se faire un nom. De son côté, Warhol a eu l’opportunité, via Haring, de rencontrer des artistes plus jeunes, plus alternatifs, qui lui seront d’une grande inspiration.

Leur amitié est si forte que Haring crée un personnage en hommage à son ami, qu’il appelle Andy Mouse. Ce personnage n’est rien de moins qu’un Mickey Mouse affublé d’une perruque claire et de lunettes de soleil, deux attributs caractéristiques de Warhol.

Par manque d’argent, Robert Rauschenberg utilisait ses affaires personnelles pour créer ses œuvres

L'oeuvre Bed de Robert Rauschenberg
L'oeuvre Bed de Robert Rauschenberg - Flickr

Robert Rauschenberg est un artiste, certes moins connu du grand public, qui a pourtant bien marqué le Pop Art. Il est notamment connu pour ses combines, des œuvres dont le principe est de fixer des objets sans rapport entre eux sur un support classique comme un tableau. Dans son œuvre Le lit, il a encadré un oreiller, un drap et un édredon et les a ensuite éclaboussés de peinture. La légende veut que les objets utilisés pour aboutir à cette œuvre lui aient appartenu, ce qui n’était pas rare chez lui : dès qu’il manquait d’argent, il utilisait ses propres affaires pour confectionner ses toiles.

Lichtenstein et Warhol ont eu la même idée au même moment (oups !)

Les œuvres de Lichtenstein ou Warhol ressemblant à s’y méprendre à des personnages de bande dessinée ont fait le tour du monde. Et si on a l’étrange impression d’y voir des personnages de Comics, c’est simplement parce que ces artistes ont effectivement été puiser leur inspiration dans ce médium.

L'œuvre "Look Mickey" de Roy Lichtenstein
L'œuvre "Look Mickey" de Roy Lichtenstein © Tous droits réservés

Roy Lichtenstein crée en 1961 une œuvre intitulée Look Mickey. Plusieurs légendes circulent à ce sujet : selon certaines sources, l’artiste aurait longtemps expliqué qu’il avait trouvé l’inspiration sur un emballage de chewing-gum, d’autres avancent l’idée que son fils l’aurait mis au défi de reproduire un dessin tiré de la BD Mickey Mouse. Quelle que soit la vérité, la BD amènera Lichtenstein à un tournant majeur de sa carrière et donnera lieu à des représentations aussi populaires que "M-Maybe".

L'oeuvre "M-Maybe" de Roy Lichtenstein
L'oeuvre "M-Maybe" de Roy Lichtenstein 2013 Getty Images

À la même époque, Andy Warhol, qui affectionnait les comics depuis sa plus tendre enfance, se serait naturellement tourné vers ce médium. La légende (oui, encore une) veut que Warhol, en découvrant que Lichtenstein s’inspirait lui aussi des comics pour créer ses œuvres, aurait eu l’amère impression de s’être fait spolier son idée, ce que Lichtenstein a toujours nié. Toujours est-il que si les critiques d’art s’écharpent un peu sur l’originalité du concept, les deux artistes se sont en effet beaucoup inspirés des comics à un moment de leur carrière.

L’artiste Pauline Boty est la seule représentante féminine du Pop Art anglais

Pauline Boty photographiée en 1963.
Pauline Boty photographiée en 1963. Tony Evans/Timelapse Library Ltd. /Getty Images

Pauline Boty, Anglaise à la très courte existence (1938-1966), était tantôt actrice, tantôt danseuse, tantôt artiste. Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des premières féministes, et la seule représentante féminine de l’aile britannique du Pop Art.

Entrée au Wimbledon College of Arts à Londres contre l’avis de son père, Pauline Boty se spécialise rapidement en peinture sur verre. La section dédiée à cet art est à l’époque dirigée par Charles Carey, qui la pousse à se tourner vers le Pop Art. En empruntant le chemin qui lui a été recommandé, elle réussit à se rapprocher d’artistes aussi célèbres que David Hockney ou Peter Blake. Elle finit par développer un langage pop bien à elle, fait d’images de célébrités et de représentations des grands événements politiques.

Regardez la séquence consacrée à l'expo "Pop Masters" dans l'émission Culture Club !

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