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On n'est pas des pigeons

4ème vague: report des interventions chirurgicales non urgentes ?

Covid: situation dans les hôpitaux liégeois

On n'est pas des pigeons

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17 nov. 2021 à 15:49Temps de lecture3 min
Par On n'est pas des Pigeons avec Marc Hildesheim, Bénédicte Alié et Mallaury Lehnertz

Les hôpitaux liégeois sont au bord de la saturation. La situation sanitaire est de nouveau préoccupante sur le front de l'épidémie de Covid. On peut désormais parler de quatrième vague. Et il va falloir commencer à reporter des interventions non-essentielles qui demandent néanmoins des soins intensifs.

 

Phase 1B bientôt activée

Les chiffres grimpent de nouveau de manière inquiétante et on est proche de la saturation. A tel point que les hôpitaux liégeois pourraient bientôt repasser en phase 1B.

Ce lundi, le CHC accueillait 91 patients Covid dont 22 en soins intensifs, majoritairement des personnes non vaccinées. Et leur état est préoccupant, comme l'explique Yannick Neybuch, directeur médical adjoint du CHC : "Nous avons l’impression que les patients non-vaccinés que l’on doit hospitaliser sont des patients qui se dégradent relativement vite. Et ce sont des patients qui sont beaucoup plus jeunes que ce qu’on avait dans les vagues précédentes".

Et d'ajouter, concernant l'âge des patients hospitalisés : "Il existe deux types de patients. Dans les patients jeunes, ce sont des patients qui sont en dessous de 60 ans, dans la tranche 30-50 ans. Généralement, ce sont ces types de patients dans les patients non-vaccinés. On a des patients non-vaccinés très âgés, mais cela représente une très faible proportion. Et dans les patients vaccinés, on a des patients âgés hospitalisés. Ce sont des patients qui ont probablement été vaccinés il y a relativement longtemps et qui donc devraient bénéficier maintenant de la troisième dose, mais qui n’ont pas encore eu la possibilité de bénéficier de celle-ci. Et malheureusement, ces personnes ont été contaminées par le coronavirus".

Ailleurs, le CHU comptait 60 patients Covid répartis sur les différents sites, dont 13 hospitalisés en soins intensifs.

Quid des autres interventions médicales ?

Si le scénario de la phase 1B est activé, cela aura pour conséquence d'entraîner le report d'intervention dites "non urgentes".

Comme on l’a bien montré après la première vague, le report de soins a entrainé une augmentation des complications chez les patients qui avaient été reportés

Le directeur médical du CHR de Liège, Jean-Louis Pepin, rappelle ce que la phase 1B impliquerait pour l'hôpital : "En phase 1B, on réserve 50 % des lits des soins intensifs pour des patients Covid. Et d’autre part, on réserve des lits en salle banalisée pour des patients non Covid dans une proportion de 1 pour 4. Et, surtout, on va commencer à reporter des interventions non-essentielles qui demandent néanmoins des soins intensifs, comme par exemple, une chirurgie cardiaque ou une opération neurochirurgicale. Cela peut aussi être des tumeurs cérébrales pas trop agressives que l'on peut reporter de quelques semaines. Et comme on l’a bien montré après la première vague, le report de soins a entrainé une augmentation des complications chez les patients qui avaient été reportés".

Epuisement du personnel soignant

La situation est d'autant plus critique dans les hôpitaux liégeois que le personnel soignant est au bout du rouleau. Conséquence: entre 20 et 30 lits de soins intensifs (sur les 200 environ que compte la Province de Liège) sont actuellement fermés en raison du taux d'absentéisme.

On est contraints de devoir fermer des lits par manque de personnel

Yannick Neybuch, directeur médical adjoint du CHC"On a beaucoup de certificats médicaux dans le personnel, principalement dans le personnel infirmie , avec des gens qui sont vraiment en burnout, qui sont à bout. Et donc on se retrouve dans une situation extrêmement compliquée avec, de nouveau, un afflux de patients Covid qui arrivent dans nos institutions et, en même temps, un personnel qui nous manque cruellement pour pouvoir s’occuper correctement de ces patients. Malheureusement, le CHC n’est pas le seul à vivre cette situation-là. Je pense que beaucoup d’hôpitaux la vivent. Et donc on essaie de faire appel à des solutions d’intérim. Mais même les établissements d’intérim ne peuvent pas nous fournir le personnel et donc, malheureusement, on est contraints de devoir fermer des lits par manque de personnel".


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