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38 communes wallonnes candidates au plan Oxygène pour soulager et assainir leurs finances

De l’amour, peut-être pas, mais déjà une bonne bouffée d’oxygène sera offerte à certaines communes wallonnes via ce plan de soutien. (Photo prise à Péruwelz, œuvre d’Olivier Sonck)
28 juin 2022 à 17:03 - mise à jour 28 juin 2022 à 17:04Temps de lecture2 min
Par Pierre Wuidart

Verviers, Seraing, Charleroi, Tournai… Au total, 38 communes wallonnes sont candidates au plan Oxygène mis en place par la région. Ce dispositif doit les aider à rééquilibrer leurs finances grâce à un emprunt durant cinq ans. En contrepartie, les communes doivent élaborer un plan de gestion afin de réaliser des économies. Elles ont jusqu’à ce jeudi 30 juin pour le déposer. En septembre, le gouvernement wallon décidera quels dossiers sont acceptés.

Un milliard sept cent mille euros : voilà le montant total de l’emprunt auquel prétendent les communes participantes. "À titre personnel, je croyais que ce plan aurait eu un peu plus de succès", réagit Isabelle Nemery, directrice du Centre régional d’aide aux communes. "Néanmoins, c’est loin d’être un petit plan. Ces crédits, les communes vont les rembourser avec l’aide de la région".

Les communes trinquent

On aurait pu s’attendre à plus de candidates tant les communes trinquent. Avec une enveloppe dédiée à la pension des employés communaux qui gonfle sans cesse, des coûts de personnel indexés à quatre reprises, la hausse du prix des matériaux et de l’énergie…

Pour Maxime Daye, président de l’Union wallonne des villes et communes, la situation est grave et ce plan en est la preuve : "C’est un peu emprunter pour payer ses dépenses courantes. C’est comme si un ménage faisait un emprunt pour payer ses courses. On se rend compte qu’il y a un sérieux problème et qu’on va dans le mur. Mais c’est vrai que ça permet à beaucoup de communes de pouvoir respirer."

Cinq ans pour souffler et redresser la barre de son budget communal, en essayant de limiter la casse : "Le gouvernement encourage les synergies et les suppressions de doubles emplois entre la commune et le CPAS, par exemple", précise Isabelle Nemery, "ainsi que l’informatisation et la digitalisation de l’administration."

Une piscine, un échevin et une lasagne

Dans les communes, les mesures sont variées. Leuze-en-Hainaut ne construira pas sa nouvelle piscine. Liège fera payer les clubs de foot pour assurer la sécurité lors des matches à risques. Et Sambreville supprimera un poste d’échevin… Maxime Daye a une autre idée pour faire des économies à plus grande échelle : "Il faudrait agir au niveau de notre lasagne institutionnelle pour moins dépendre de la Wallonie au niveau des subventions."

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