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3 millions d'euros ont été investis en dix ans à Tubize pour lutter contre les inondations

30 mille mètres cubes peuvent être retenus sur ce site. Il s'agit de la zone d'immersion temporaire du Ru Laubecq à Saintes. Lorsque le cours d'eau, qui prend sa source dans le zoning économique, déborde une vanne permet de remplir la bassin pour éviter d
21 janv. 2021 à 13:59 - mise à jour 21 janv. 2021 à 13:593 min
Par Mathieu Baugniet

Il a plu en quantité récemment dans le Brabant wallon. Une province qui était régulièrement inondée. C'est beaucoup moins le cas. La situation s’améliore grâce à plusieurs facteurs liés à la météo bien évidemment mais aussi aux différents travaux entrepris aux quatre coins du territoire. Les nombreuses zones d’immersion temporaire permettent aujourd’hui de mieux réguler les crues et la montée des eaux lors de fortes précipitations. Si le risque zéro n’existe pas, des efforts ont été entrepris sur le terrain pour prévenir d’éventuelles catastrophes.

Reste que les niveaux des cours d’eau ont souvent été élevés cet hiver. Certaines prairies de l’ouest du Brabant wallon sont d’ailleurs sous eaux. À Tubize, 10 ans après les terribles inondations de novembre 2010, des équipes sont aujourd'hui dédiées à la surveillance des rivières et des ruisseaux de la région ainsi qu'au bon fonctionnement des bassins de retenue d'eau. Six personnes dont cinq ouvriers de la commune tubizienne travaillent spécifiquement à la prévention des inondations. Preuve que le traumatisme est toujours présent dans les mémoires.

3 millions d'euros ont été investis en dix ans à Tubize pour lutter contre les inondations
3 millions d'euros ont été investis en dix ans à Tubize pour lutter contre les inondations © Tous droits réservés

Actuellement, la zone d’immersion temporaire (ZIT) du Laubecq à Saintes est régulièrement remplie. Le débit du ruisseau est impressionnant. L’eau est boueuse et elle est retenue en partie via une vanne que scrute Mario Gouvard, responsable prévention au service technique.

Il surveille régulièrement ce site qui permet de contenir 30 mille mètres cubes en amont du centre-ville de Tubize. "On passe toutes les semaines ici. On vient enlever tous les encombrants et branches qui obstruent la vanne et le passage vers le cours d’eau où se jette le trop-plein de la ZIT. Nous surveillons quotidiennement ce site comme d’autres, surtout en ce moment", précise Mario.

800 mille mètres cubes d’eau peuvent être retenus dans la région

Le 13 novembre 2010, les habitations de Mario et de centaines d’habitants ont été inondées. Depuis ce drame d’importants investissements ont été consentis à Tubize mais aussi dans les communes avoisinantes comme Rebecq, Ittre, Braine-le-Château. Résultat : des crues et des inondations ont pu être évitées.

"Beaucoup de personnes ont été traumatisées il y a dix ans. Il y a une semaine cette ZIT débordait pratiquement. L’eau touchait les haies extérieures du site. C’est la preuve que ces zones de rétention d’eau sont utiles", explique Mario Gouvard.

Des dizaines de zones d’immersion ont été construites en une décennie dans la région. Ceux-ci permettaient aujourd’hui d’éviter une inondation comme celle du 13 novembre 2010. "Si on prend la situation d’il y a 10 ans, il aurait fallu stocker un million de mètres cubes d’eau pour éviter le pire", détaille Michel Picalausa échevin de la lutte contre les inondations à Tubize. "Retenir autant d’eau rien que sur Tubize, c’est impossible. La Province et la Région ont subsidié de nombreux projets et un énorme travail a été réalisé pour prévenir les inondations. Au total, les différents ouvrages et les zones d’immersion de la région permettraient de stocker et retenir 800 mille mètres cubes. Ce qui est considérable".

Robin Sarles est gestionnaire administratif de la lutte contre les inondations au sein de la commune de Tubize. Au total, 6 personnes s'occupent spécifiquement de prévention dans l'administration.
Robin Sarles est gestionnaire administratif de la lutte contre les inondations au sein de la commune de Tubize. Au total, 6 personnes s'occupent spécifiquement de prévention dans l'administration. Mathieu Baugniet.

Mais le travail doit se poursuivre pour la Ville de Tubize. Les efforts doivent être maintenus pour ne plus revivre un tel drame. Robin Sarles vient d’être engagé au sein de l’administration tubizienne. Sa mission : gérer les entretiens d’avaloirs et les bassins mais surtout être en alerte et surveiller.

"Actuellement, ce n’est plus vraiment de la lutte contre les inondations que nous faisons mais de la prévention. Il s’agit d’anticiper et de surveiller. L’entretien des sites et des zones d’immersion temporaire sont très importants", explique Robin Sarles agent administratif.

Depuis la tragédie de 2010, 3 millions d’euros ont été investis à Tubize pour lutter contre les indentations.
 

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