Football

26% d’augmentation en 5 ans, le footballeur belge s’exporte bien

Youri Tielemans a quitté Anderlecht pour l’AS Monaco en 2017
10 mai 2022 à 08:33Temps de lecture2 min
Par Martin Weynants

Le footballeur belge est un "produit" qui a toujours la cote. Sur les 5 dernières années, 26% de plus de nos compatriotes sont partis poursuivre leur carrière à l’étranger. C’est l’un des enseignements de l’étude de l’observatoire du football CIES qui s’est penché sur les mouvements migratoires des joueurs de foot dans 135 ligues professionnelles à travers le monde.

En cinq ans, le nombre de joueurs belges sous contrat à l’étranger est passé de 212 à 267, soit 26% d’augmentation. La Belgique se positionne au 15e rang mondial, une performance quand on connaît le vivier relativement restreint de notre pays. Le Brésil (1219, +4%), la France (978, +27%) et l’Argentine (815, +6%) constituent le trio de tête. A noter que dans ce top 15, seule la Serbie est en recul (379, -15%).

La France future N.1 ?

"Le Brésil demeure le principal exportateur de footballeurs. Néanmoins, après le pic enregistré en 2019, le nombre de Brésiliens expatriés dans les championnats analysés a diminué pour la troisième année consécutive." La France, elle, est en progrès et a atteint son maximum historique en 2022. "L’écart entre Brésiliens et Français est ainsi passé de 407 expatriés en 2017 à 241 en 2022. Dans un avenir pas si lointain, la France pourrait donc dépasser le Brésil".

Cap au Nord pour les Belges

Les footballeurs belges se retrouvent dans 42 pays différents. L’axe Belgique-Pays-Bas tourne à plein régime. Près d’un tiers (29,6% exactement) des Belges qui quittent le pays mettent le cap chez nos voisins du Nord. "Parmi les vingt principales origines des expatriés, la plus forte concentration de joueurs au sein de la première destination a été enregistrée pour les Belges (29,6% aux Pays-Bas)", détaille le CIES.

Dans le sens des arrivées, c’est la France qui est le plus gros fournisseur des ligues professionnelles noir-jaune-rouge (avec 96 joueurs). Il s’agite du 7e axe migratoire, le plus emprunté au monde. Dans l’absolu, les routes les flux les plus importants emmènent les joueurs du Brésil au Portugal (231), d’Angleterre en Écosse (146), d’Argentine au Chili (127) ou de France au… Luxembourg (123). A part les liaisons entre le Brésil et le Portugal et l’Allemagne et la Turquie (qui s’explique par la migration de retour de nombreux joueurs aux origines turques ayant grandi en Allemagne), on constate que "même dans un marché aussi globalisé que celui du football professionnel, la plupart des migrations ont toujours cours entre pays géographiquement proches".

Cette logique de proximité est "particulièrement visible pour la France". "Un peu plus de la moitié des footballeurs français expatriés évoluent dans un pays proche : 13% au Luxembourg, 10% en Belgique, 9% en Angleterre, 8% en Italie, 6% en Espagne et 5% en Suisse". La situation des Brésiliens est différente, ils sont assez peu à jouer dans un championnat limitrophe.

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