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200 professeurs et intervenants sociaux venus se former sur base volontaire aux “ateliers d’automne” à Couvin

Parmi les ateliers proposés : le jeu Minecraft comme outil pédagogique.

© Simon Breem – RTBF

Ce 27 septembre, fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, c’était l’occasion de manifester pour quelque 500 membres du personnel enseignant, devant le siège de ladite Fédération. De leur côté, à Couvin, 120 enseignants ont profité de ce jour de congé pour se former. D’autres profils comme des travailleurs sociaux, des psychologues ou encore des éducateurs étaient aussi de la partie.

C’est la première fois que les "Ateliers d’automne" sont proposés sur base volontaire. Et la recette est plutôt une réussite. À l’école Saint-Joseph de Couvin, 200 personnes ont répondu présentes, pour des formations abordant entre autres l’école citoyenne, le jeu vidéo Minecraft comme outil pédagogique, l’ancrage des mathématiques dans le réel ou encore les “Dysfficultés”, les différents troubles de l’apprentissage.

Dans la peau d’un enfant atteint de troubles de l’attention

Lors de cet atelier, auquel nous avons assisté, les inscrits pouvaient faire l’état des lieux de leurs connaissances (et de leurs lacunes) en la matière. Une mise en situation était aussi organisée, pour se mettre dans la peau d’un enfant atteint de troubles de l’attention. Concrètement, la formatrice Marine Biset, psychologue spécialisée en neuropsychologie, diffuse une bande de son composée de différents bruits pouvant émaner d’une fenêtre ouverte. En même temps, elle donne les consignes d’un problème de mathématiques qu’il faut ensuite résoudre, toujours avec la perturbation sonore.

"Ça leur permet de conscientiser ce que ces enfants vivent au quotidien dans une situation scolaire", explique-t-elle. "Et je pense que ce n’est qu’en étant conscientisé qu’ils vont pouvoir proposer les meilleurs aménagements. Parce que tant qu’ils ne comprennent pas vraiment le fondement ou les difficultés qu’il y a derrière le trouble, c’est plus difficile de s’adapter".

Parmi les inscrits, Delphine Dubois, institutrice maternelle. Selon elle, ce type de formation est essentiel.

"Comme on n’est pas du tout formés à ça, je voulais être aiguillée pour pouvoir pallier les difficultés des enfants dans ma classe", développe-t-elle.

Dysphasie, dyscalculie, dyspraxie

Selon la formatrice, les troubles de l’apprentissage sont tout de même de plus en plus abordés dans les cursus des enseignants, même s’il reste encore du chemin à faire sur le terrain. "Par exemple, la dysphasie, qui relève d’une difficulté liée au langage, la dyscalculie ou encore la dyspraxie, en lien avec les gestes, sont des mots que les enseignants ont déjà entendu mais derrière lesquels ils ne mettent pas de sens. C’est pourquoi il est important de pouvoir expliquer tout ça".

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