# Une " Union sacrée "… qui sent le soufre !

’" Union sacrée ", c’est ainsi qu’on appelle le ralliement des citoyens à la défense de la patrie menacée, quelles que soient leurs opinions politiques ou leurs convictions religieuses.

Belgique – Panthéon de la guerre.
Cette carte postale française montre une vision idéalisée des grandes personnalités belges de la guerre, qui entourent le roi-soldat. Elle témoigne aussi de l’Union sacrée car, à côté de personnalités catholiques comme Charles de Broqueville (deuxième à droite depuis le roi) ou le cardinal Mercier (à gauche de l’image, impossible à manquer en raison de sa longue traîne), on trouve aussi des personnalités libérales comme le bourgmestre de Bruxelles Adolphe Max (de profil, à gauche du cardinal) ou le leader socialiste Emile Vandervelde (troisième à droite du cardinal, de face et en veste gris clair). Editeur H. Manuel (Paris).  - Collection privée, Nicolas Mignon. ©

Belgique – Panthéon de la guerre. Cette carte postale française montre une vision idéalisée des grandes personnalités belges de la guerre, qui entourent le roi-soldat. Elle témoigne aussi de l’Union sacrée car, à côté de personnalités catholiques comme Charles de Broqueville (deuxième à droite depuis le roi) ou le cardinal Mercier (à gauche de l’image, impossible à manquer en raison de sa longue traîne), on trouve aussi des personnalités libérales comme le bourgmestre de Bruxelles Adolphe Max (de profil, à gauche du cardinal) ou le leader socialiste Emile Vandervelde (troisième à droite du cardinal, de face et en veste gris clair). Editeur H. Manuel (Paris). - Collection privée, Nicolas Mignon. ©

Paris, le 4 août 1914. L’émotion est grande lorsque le président de la République française, Raymond Poincaré, monte à la tribune de la chambre des députés. " Dans la guerre qui s’engage, la France […] sera héroïquement défendue par tous ses fils dont rien ne brisera devant l’ennemi l’Union sacrée ", déclare-t-il notamment. " Très bien ! Bravo ! ", s’exclame l’assemblée si l’on en croit le compte-rendu analytique. Raymond Poincaré ne se doute pas que la formule qu’il vient d’employer est promise à un grand avenir.

 

L’" Union sacrée " : c’est ainsi qu’on appelle par la suite, dans les pays alliés, le ralliement des citoyens à la défense de la patrie menacée, quelles que soient par ailleurs leurs opinions politiques ou leurs convictions religieuses. Devant la menace ennemie, les tensions – parfois extrêmement violentes – qui agitaient les sociétés européennes s’évanouissent, ou plus exactement sont mises en veilleuse. Le bon mot de Poincaré ne devient pas immédiatement une expression courante. Il faudra pour cela attendre quelques mois. Autrement dit, l’Union sacrée est une réalité avant de devenir un slogan. Le même phénomène s’observe bien sûr dans le camp d’en face, même s’il porte un nom différent : " Burgfrieden ". Cette " paix de la forteresse " renvoie à l’image que l’Allemagne se fait de sa place dans le monde : celle d’une citadelle assiégée. Quand l’ennemi est aux portes du château, les divisions internes doivent cesser : " Je ne connais plus de partis, je ne connais que des Allemands ! ", s’exclame devant le Reichstag Guillaume II, qui possède lui aussi le sens de la formule.

 

En Belgique aussi, l’invasion entraîne un bouleversement sans précédent dans la manière dont les citoyens perçoivent leurs compatriotes. Certes, il faut attendre 1916 pour que le gouvernement catholique de Charles de Broqueville devienne réellement un gouvernement d’union nationale, avec la nomination de deux ministres libéraux (Eugène Goblet d’Alviella et Paul Hymans) et un socialiste (Emile Vandervelde). Mais ce dernier est nommé ministre d’Etat dès le 4 août 1914, signal sans équivoque. Les Belges doivent se serrer les coudes. Or, la société belge est profondément divisée suivant des lignes de failles politico-religieuses. Les années d’avant-guerre ont été mouvementées et les adversaires se sont souvent diabolisés réciproquement. Pour lutter contre l’ennemi commun, les catholiques belges vont devoir s’allier avec le démon… Et pour certains, cela ne sera pas facile tous les jours!

Lutter ensemble suppose partager le pouvoir

Dans certains pays européens, la guerre est l’occasion pour les catholiques d’intégrer enfin pleinement la collectivité nationale. C’est par exemple le cas en Allemagne. Après l’unification en 1871, le chancelier Otto von Bismarck s’était lancé dans le " Kulturkampf ", une politique de répression à l’égard des catholiques, qu’il considérait comme une menace potentielle pour l’unité de l’empire. Cette époque est révolue en 1914, mais les catholiques allemands restent une minorité souvent suspectée d’être trop tiède à l’égard de la nation. La guerre est dès lors perçue par eux comme une occasion de prouver leur attachement à l’Allemagne, et d’y gagner respect et influence.

 

De l’autre côté du Rhin, la situation est à la fois très différente et très semblable. La République française et ses mesures anticléricales ont exaspéré avant 1914 les milieux catholiques français. Leur résistance à ces lois perçues comme iniques leur a valu, là aussi, la réputation d’être de mauvais citoyens, plus fidèles à Rome qu’à Paris. Et tout comme en Allemagne, la déclaration de guerre est l’occasion pour les catholiques français de prouver qu’ils font bien partie de la collectivité nationale.

 

Les choses ne pourraient pas être plus différentes en Belgique. Quand l’Allemagne envahit le pays en 1914, les catholiques belges sont seuls au pouvoir depuis exactement trente ans. Les libéraux et les socialistes trépignent dans l’opposition. Collaborer soudain avec ces adversaires de toujours, n’est-ce pas affaiblir les positions catholiques pour l’après-guerre ? Chaque parti a en effet constitué son propre " pilier " (du néerlandais " verzuiling ", " pilarisation ", qui décrit ce type d’organisation socio-politique). Le pilier concentre toute une série de syndicats, de mutualités et d’associations, depuis les clubs politiques jusqu’aux fanfares. La majorité des Belges naît, vit et meurt dans le petit monde auquel ils appartiennent, en fréquentant le moins possible les membres des autres piliers. L’obligation de résister ensemble contre l’envahisseur suppose un changement radical d’attitude : accepter de parler et de négocier avec l’Autre. Où s’arrête le compromis, où commence la compromission ?

L’obligation de résister ensemble contre l’envahisseur suppose un changement radical d’attitude : accepter de parler et de négocier avec l’Autre. Où s’arrête le compromis, ou commence la compromission ?

Un exemple révélateur : la protection de l’enfance

Avant la guerre, la question de l’enfance suscite de nombreux débats et réformes, à commencer par la loi du 15 mai 1912 sur la " protection de l’enfance ". Avec l’invasion puis l’occupation, la préoccupation de protéger les membres les plus vulnérables de la population est encore exacerbée. En 1915, le Comité National de Secours et d’Alimentation (CNSA), véritable émanation institutionnelle de l’Union sacrée, souhaite centraliser toutes les initiatives pour leur permettre de perdurer.

 

Voilà qui n’est pas du goût des notables et des dames patronnesses catholiques, qui ont fondé au début de la guerre " l’œuvre des Orphelins de la Guerre ". Cette initiative a bien sûr pour but premier de venir en aide aux orphelins, mais elle conçoit celle-ci dans une perspective strictement catholique. Voir cette œuvre se fondre dans une organisation plus large, en compagnie de protestants et d’athées, est perçu comme une catastrophe qui met en danger l’âme des enfants. C’est le cri d’alarme poussé par un chanoine dans sa lettre à Charles Woeste, grand ténor du parti catholique et fondateur principal de l’œuvre : " La fusion, comme ils l’entendent, seul moyen de faire face aux obligations prises, est en réalité un anéantissement pour nous. […] nous aurons formé des groupes d’enfants pour les mener à la gueule du loup ! ". Le comte Woeste – que beaucoup de Belges connaissent pour l’avoir vu sous un jour peu flatteur dans le film Daens – est totalement de son avis, mais il se rend bien compte que la mauvaise situation financière des œuvres catholiques ne leur laisse à terme guère le choix. Cela ne l’empêche pas, avec d’autres, de remuer ciel et terre pour tenter de repousser l’inéluctable… à commencer par faire appel au primat de Belgique, le cardinal Mercier.

 

Celui-ci n’est pas plus heureux que Charles Woeste, mais ses responsabilités et sa vue d’ensemble de la situation le rendent beaucoup plus réaliste et désireux de négocier. Ce qui lui vaut d’être terriblement mis sous pression par certains, voire même accusé de lâcheté. Le primat de Belgique justifie sa position en septembre 1915, dans une lettre au Doyen Evrard, de la paroisse Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles :

 

" Ma réponse tient en cette distinction : Si nous possédions les moyens d’organiser une œuvre partout catholique, de la faire vivre et se développer, nous devrions la créer et, à la supposer créée, la soutenir. Mais ces moyens, nous ne les avons pas. Bruxelles mange son maigre capital destiné à ses écoles. Si les ressources vous venaient en abondance, elles seraient utilement versées à la caisse scolaire. Donc l’œuvre catholique des orphelins ne pourra plus croître, elle devra même végéter. Cela c’est un fait.

Nous devons faire l’alliance ; nous y sommes contraints. Faisons-la donc de façon à indisposer le moins possible nos alliés et à tirer le meilleur parti possible de tous les éléments qui se trouvent parmi eux et de leurs dispositions [mot illisible].

J’ai pesé ces considérations, ai consulté mon conseil. Ma conclusion est réfléchie et j’en assume la responsabilité. Ceux-là me calomnient qui affectent de croire que j’ai la naïveté d’escompter la suppression des luttes politico-religieuses.

Mais il y a une trêve de paix relative. Il faut en tirer le meilleur parti possible. Le meilleur n’est pas de [mot illisible] et de récriminer. Faisons notre devoir aujourd’hui. Demain, nous nous efforcerons de faire celui que les événements, organe de la Providence, nous traceront ".

 

C’est la voix de la sagesse qui parle par la bouche du cardinal Mercier… ce qui n’empêche pas la pilule d’être difficile à avaler pour les notables intéressés, comme en témoigne un épisode tragicomique. L’absorption de l’œuvre par le Comité National de Secours doit être rendu public par voie d’affiches, notamment disposées dans les églises. Les responsables catholiques se rendent compte avec horreur que, union sacrée oblige, des socialistes belges comme Louis Bertrand ou Edmond Picard figurent en bonne place dans la liste des responsables. Cette fois c’en est trop : pas question que les noms de ces agitateurs antireligieux pénètrent dans un lieu consacré ! De nouvelles lettres sont adressées au cardinal Mercier, dont on peut aisément imaginer l’agacement : au milieu de ses lourdes responsabilités, arbitrer des querelles de bac à sable est probablement le cadet de ses soucis. Nous ne disposons pas de sa réponse, mais un brouillon non daté permet d’en connaître l’essentiel : si coller les affiches dans le lieu saint leur pose trop de problème, qu’ils les placent " sous le portail de l’église ". Il suffisait d’y penser… La fusion s’opère, et cette organisation pose les bases de ce qui sera plus tard l’O.N.E. : l’Œuvre Nationale de l’Enfance.

Ceux-là me calomnient qui affectent de croire que j’ai la naïveté d’escompter la suppression des luttes politico-religieuses. Mais il y a une trêve de paix relative. Il faut en tirer le meilleur parti possible.

Sympathy for the Devil : des hommes nouveaux… et suspects

Il est facile de railler rétrospectivement ces grands bourgeois catholiques d’âge mûr, engoncés dans leurs préjugés et manœuvrant laborieusement dans des disputes stériles. Mais ces hommes voient toutes leurs certitudes ébranlées et leur monde s’effondrer. Dans ce contexte de guerre, ils doivent non seulement supporter de voir leurs idéaux relativisés au nom de l’Union sacrée, mais aussi d’observer des personnalités plus jeunes et moins liées au Parti catholique prendre leur place, d’abord au niveau associatif, puis après la guerre au gouvernement.

 

C’est notamment le cas de Léon Delacroix et d’Henri Jaspar, deux avocats qui s’investissent justement en Belgique occupée dans l’aide à l’enfance, au sein de Comité National de Secours et d’Alimentation. Ils sont rejoints après la guerre par Georges Theunis, un financier qui passe le conflit en exil à Londres. Bien que n’ayant aucune expérience politique d’avant-guerre, ces trois hommes dirigeront 6 des 11 gouvernements belges qui se succèdent entre 1918 et 1935. De surcroît, Theunis et Jaspar seront les seuls Premiers ministres de l’entre-deux-guerres à diriger des gouvernements qui tiennent plus de trois ans (les gouvernements Theunis I de 1921 à 1925 et Jaspar II de 1927 à 1931). Du jamais vu en Belgique, où l’on n’aurait jusque-là pas imaginé voir une personne accéder à une haute fonction sans être issue d’un parti !

 

C’est le soutien direct d’Albert Ier qui explique ces itinéraires hors-norme. Le Roi des Belges est persuadé qu’après la guerre, les gouvernements de coalition devront être menés par des personnes capables d’assumer le tout nouveau rôle de " Premier ministre " (on disait auparavant " chef de cabinet ") : dialoguer avec les membres d’autres partis et faire accepter des compromis au sein du leur. Ils devront de préférence avoir vécu l’occupation, comme la majorité de la population. Le Roi a sondé discrètement pendant la guerre toute une série de personnalités en Belgique occupée, pour connaître leur vision de l’après-guerre, et Jaspar en fait partie. Outre le roi Albert, le grand financier belge Emile Francqui, cheville ouvrière du Comité National de Secours et d’Alimentation, soutient également Delacroix et Jaspar qui ont œuvré à ses côtés en Belgique occupée.

 

George Theunis a, quant à lui, passé la guerre en exil mais ses compétences économiques et financières le rendent incontournable, dans un monde politique belge composé d’une écrasante majorité de juristes. Dans les presqu’innombrables conférences et négociations d’après-guerre consacrées aux réparations, il défendra les intérêts belges avec une expertise incomparable. Comme Francqui, il s’est engagé comme volontaire dans l’armée avant la guerre – une rareté dans les milieux dirigeants belges ! – et a fait partie de la même promotion d’officier que le roi Albert.

 

Henri Jaspar, lui aussi, a servi dans l’armée avant la guerre, non comme volontaire mais comme conscrit. A une époque où la bourgeoisie évite systématiquement que ses fils fassent leur service militaire, en leur payant un remplaçant, le père d’Henri Jaspar n’en fait rien… ce qui fait probablement de lui le seul avocat de sa promotion portant un uniforme sous sa toge, le jour de sa prestation de serment au palais de justice ! Né dans une famille libérale, il ne se convertit au catholicisme qu’à l’âge adulte. Le fait qu’il ait fait ses études à l’Université libre de Bruxelles et qu’il conserve d’excellentes relations avec certains libéraux, surtout avec son ami le progressiste Paul-Emile Janson, le rendent suspect dans son propre camp. Le cardinal Mercier, plus que méfiant à son sujet en 1918-1919, change ensuite d’avis à son sujet ; mais les catholiques les plus intransigeants ne le reconnaîtront jamais comme l’un des leurs. En 1922 encore, le Rappel de Charleroi le traite d’" homme que rien ne rattache au parti ".

 

Léon Delacroix, comme Henri Jaspar, a fait son droit à l’ULB : bien que catholique, sa famille n’a pas les moyens de l’envoyer faire ses études à Louvain. Impliqué lui aussi dans le Comité National de Secours et d’Alimentation, il y joue un rôle de médiateur très apprécié entre la " vieille droite " et la nouvelle génération.

La sortie de guerre signe l’arrêt de mort de l’Union sacrée. Celle-ci devient de plus en plus difficile à maintenir après l’Armistice.

Le chant du cygne de l’Union sacrée

Le vieux Charles Woeste – il a alors 81 ans – fait l’unanimité contre lui, en octobre 1918, lorsqu’il déclare maladroitement que la guerre fut une " parenthèse épouvantable et néfaste dans le fonctionnement régulier de nos institutions, mais […] une parenthèse seulement ". L’ancien poids lourd du parti catholique essaie alors d’éviter une évolution devenue pourtant à ce moment inéluctable : le passage au suffrage universel masculin. Il avait tort, bien sûr. La Première Guerre mondiale ne peut être considérée comme une simple " parenthèse " pour la Belgique. Dans à peu près tous les domaines – politique, social, économique, culturel – l’impact du conflit est loin d’être anecdotique. Si certaines évolutions étaient déjà perceptibles avant la guerre, celle-ci les a singulièrement accélérées ; et bien d’autres eurent été impensables sans elle. Pour le meilleur et pour le pire, la Belgique a été bouleversée par la Grande Guerre.

 

Et pourtant, Woeste avait aussi en partie raison. La sortie de guerre signe l’arrêt de mort de l’Union sacrée. Celle-ci est de plus en plus difficile à maintenir après l’Armistice. Les divergences de vues entre les différents partenaires de la coalition deviennent criantes. La parenthèse de l’Union sacrée se referme : le dernier gouvernement d’union nationale est celui dirigé par Henry Carton de Wiart, qui démissionne en décembre 1921.

 

A cette date, les membres de la jeune génération propulsée par l’Union sacrée sur le devant de la scène ont connu des destins divers. Léon Delacroix a déjà quitté la politique. Fort malmené – non seulement par les libéraux et les socialistes, mais aussi par son propre parti – il s’efface en 1920 après avoir assumé la tâche délicate de mener les deux premiers gouvernements d’après-guerre. La même année, Henri Jaspar a la douleur de perdre son fils Paul, qui décède des suites d’une attaque à l’ypérite sur le front de l’Yser bien après l’Armistice. Si Jaspar et Theunis jouent un rôle de tout premier plan en politique durant les années cruciales de l’entre-deux-guerres, ils sont aujourd’hui inconnus du grand public. Leur qualité d’électrons libres par rapport au parti catholique n’a guère favorisé leur inscription dans le paysage mémoriel, même s’il existe une avenue Henri Jaspar à Saint-Gilles et une Henri Jasparlaan à Westende. En 2006, une nouvelle station de métro bruxelloise est baptisée " Delacroix ". Consécration discrète et timide, dans les souterrains de la capitale, du premier " Premier ministre " de l’histoire de Belgique… A quand des stations " Theunis " et " Jaspar " ? Cet hommage serait approprié, pour se souvenir d’hommes qui contribuèrent largement à remettre la Belgique… sur les rails.

Archives

AGR Anderlecht, Hedendaags Archief van de parochie Sint-Michiel en Sint-Goedele te Brussel (I 47) : 1400 : " Œuvres des Orphelins de la Guerre ", 1915-1916.

AGR Palais Royal, Cabinet du roi, Affaires traitées avec les départements ministériels, Ministère de l’intérieur, 280bis.

 

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