# Les missions des Allemands

« Prise de vue originale du théâtre d’opération belge. Un poste double allemand dans les rues de Bruxelles » :
Le casque de ces deux soldats permet de les identifier comme des fantassins d’une unité hanovrienne, le Füsilier-Regiment Feldmarschall Prinz Albrecht von Preußen Nr.73. La photographie est manifestement prise à l’été 1914, alors que l’occupation est récente et que le spectacle des troupes allemandes fascine encore les badauds coiffés de leurs canotiers estivaux.

  - Collection privée, Nicolas Mignon. ©

« Prise de vue originale du théâtre d’opération belge. Un poste double allemand dans les rues de Bruxelles » : Le casque de ces deux soldats permet de les identifier comme des fantassins d’une unité hanovrienne, le Füsilier-Regiment Feldmarschall Prinz Albrecht von Preußen Nr.73. La photographie est manifestement prise à l’été 1914, alors que l’occupation est récente et que le spectacle des troupes allemandes fascine encore les badauds coiffés de leurs canotiers estivaux. - Collection privée, Nicolas Mignon. ©

Durant les quatre années d'occupation, les bataillons allemands s'attellent à des activités diverses et variées. Certains d'entre eux changent régulièrement de lieu de garnison ou de mission alors que d'autres se "spécialisent" et se maintiennent en poste plusieurs années.

Les missions confiées aux troupes d'occupation sollicitent la mise en œuvre de compétences multiples. Sécuriser une voie de chemin de fer en campagne, alors que cette zone reste totalement calme durant trois années, exige nettement moins d'implication et de sang-froid des hommes que le fait de garder la frontière avec les Pays-Bas, où ils ont reçu l'ordre de tirer à vue et où tout manquement aux règles édictées est lourdement puni. De même, les troupes sont plus enclines à effectuer des rondes dans les rues et les cafés des grandes villes qu'à faire office de bourreaux lors d'exécutions de traîtres allemands ou d'espions belges.

Les Belges croisent les Allemands dans toutes leurs missions, mais plus particulièrement quand ils sont en poste dans leur village et qu'ils en partagent le même quotidien.

 

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