# La virilité à la mode de 14-18 : moustaches en guerre

"Infanterie belge - Fort de Boncelles - Août 1914». Carte postale française. Illustration d’Emile Dupuis, de la série «Nos Alliés». Editeur Color (Paris).


  - Collection privée, Nicolas Mignon. © ©

"Infanterie belge - Fort de Boncelles - Août 1914». Carte postale française. Illustration d’Emile Dupuis, de la série «Nos Alliés». Editeur Color (Paris). - Collection privée, Nicolas Mignon. © ©

La grande exposition "14-18, c’est notre histoire", au Musée royal de l’armée, est bâtie autour du couple des souverains belge et allemand Albert Ier et Guillaume II. Ils sont apparentés, ils sont rivaux dans cette guerre mondiale et ils sont… moustachus. Et loin d’être les seuls durant la Grande Guerre à arborer ce qui est alors par excellence la marque de la virilité. Car sur les photos jaunies des soldats de 1914-1918, conservées précieusement dans les familles, les visages portent souvent moustache.
L’histoire des sexes (à la suite des "Gender Studies", on dit "des genres") a fait de grands progrès depuis plusieurs dizaines d’années, mais celle des femmes a pris beaucoup d’avance sur celle des hommes. Les chercheurs ne se sont penchés sur la virilité que suite aux recherches sur la féminité. Qu’est-ce qu’être un homme, aujourd’hui et dans le passé ? Comme toute question historique, celle-ci permet de mettre en évidence de profonds changements de mentalité.

Parmi les "marqueurs" de masculinité, la pilosité est peu étudiée. Elle ferait presque figure de détail, de sujet peu sérieux ou réducteur. Mais c’est oublier qu’en histoire tout ce qui est humain fait sens. Comment ne pas souligner que le passage à l’âge adulte s’appelle "puberté", du verbe latin pubere qui signifie "se couvrir de poils" ? Comment oublier la place de la moustache dans l’imaginaire national des Belges d’avant 1914, où elle orne la lèvre des glorieux ancêtres de la Gaule Belgique, à commencer par celle de la statue d’Ambiorix sur la grand place de Tongres ? Pourquoi ne pas rappeler aussi que la Guerre 14-18 est inséparable du mot "Poilu", que tout le monde connaît mais sans nécessairement en comprendre l’origine, le sens ou l’emploi ? La moustache est une voie d’accès comme une autre à la Grande Guerre. Suivez le guide.

Une affaire de goût ?

Aujourd’hui, les choix en matière de coiffure ou de vêtement sont de moins en moins guidés par des interdits et de plus en plus par les goûts personnels – ou le conformisme. Il est utile de se rappeler qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Les Belges de 1914 savent exactement ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas porter comme tenue, en fonction par exemple de leur classe sociale, de leur métier, de leur âge et du jour de la semaine (qui se serait endimanché un samedi ?). Ce qui vaut pour les vêtements vaut également pour les couvre-chefs et la coiffure et, dans une certaine mesure, pour la pilosité faciale.

C’est qu’au début du XXe siècle, la moustache est encore pensée comme un accessoire masculin particulièrement important. Au siècle précédent, elle était un attribut de prestige, qui ne se portait d’ailleurs parfois qu’avec une autorisation et devait alors se mériter : en France, par exemple, les gendarmes n’obtiennent ce droit qu’en 1841. De nombreuses autres catégories professionnelles cherchent, elles aussi, à l’obtenir. Ainsi les domestiques et les "garçons" de café (dont le nom montre bien qu’ils ne sont pas tout à fait considérés comme des hommes à part entière) ne peuvent en France arborer une moustache que quelques années avant la Grande Guerre, au terme d’un long combat. Dans les années qui précèdent le conflit de 1914, la moustache a donc cessé d’être une marque de distinction pour devenir une marque répandue de virilité.

Toutefois, si un milieu y tient particulièrement, c’est bien le milieu militaire. Suite à une longue évolution, la moustache est devenue, au XIXe siècle, un attribut indispensable dans l’armée. Le militaire moustachu est l’image même de la virilité, à la fois de par son métier, son uniforme et son apparence physique. Avec l’introduction du service militaire obligatoire (plus tardive en Belgique que chez ses voisins), cet idéal masculin pénètre également la société civile avant la Grande Guerre : les visages des combattants belges en témoignent. Pendant et après la guerre, c'est encore plus flagrant, comme le montrent les livres d'or édités pour faire honneur aux combattants. A Chênée, près de Liège, la commune fait photographier ses héros : 336 combattants et citoyens sur les 421 repris dans l'ouvrage sont moustachus, soit exactement 80%. De l'autre côté de la Wallonie, à Tournai, 139 Tournaisiens mort pour la Patrie sur 206 sont moustachus, soit 72% : là aussi, une majorité écrasante.

Le but est d’aller "couper les moustaches à Guillaume". Mais s’agit-il bien des très reconnaissables moustaches en croc de l’empereur d’Allemagne ou… d’autre chose ?

En avoir… ou pas

Dans les trains de mobilisation de 1914, les hommes mobilisés rivalisent de chansons grivoises ou de bravades pour oublier ou cacher leur angoisse. On peut notamment y entendre que le but est d’aller "couper les moustaches à Guillaume". Mais s’agit-il bien des très reconnaissables moustaches en croc de l’empereur d’Allemagne ou… d’autre chose ? Priver symboliquement l’ennemi de sa virilité, c’est déjà avoir prise sur lui, l’affaiblir, voire le vaincre. Aucun camp ne s’en prive, et la propagande allemande notamment aime présenter l’adversaire sous la forme de garnements imberbes, facilement corrigés par des hommes virils. La Belgique est bien sûr la première à avoir droit à la fessée… Mais infantiliser l’ennemi va rapidement devenir problématique, devant la montée en puissance de l’imaginaire du "Poilu".

Poilus, jasses, piottes ou simplement hommes ?

Le terme "Poilu" est devenu un incontournable de la Grande Guerre. Il y a quelques années, les rares anciens combattants encore vivants étaient qualifiés de "derniers Poilus", et nombreux sont les livres sur le conflit qui l’utilisent dans leur titre. Le mot est pourtant plus problématique qu’il n’y paraît, a fortiori si on prétend l’utiliser dans un contexte belge.

Contrairement à une croyance largement répandue, le mot "Poilu" n’a aucun rapport avec la difficulté de se raser dans les tranchées et l’apparence prétendument hirsute des soldats. Aucune armée n’aime le laisser-aller dans la tenue et les masques à gaz ne s’accommodent pas de barbes négligées. Les combattants de la Première Guerre mondiale ne sont donc mal rasés qu’exceptionnellement, lors des affrontements qui empêchent longtemps toute relève des hommes (ce qui est rare dans le cas belge, sauf lors de la bataille de l’Yser ou de l’offensive finale). Le mot est en réalité bien plus ancien que 1914 puisqu’il est déjà utilisé en France à l’époque napoléonienne. "Etre un poilu", "avoir du poil" signifie ne pas avoir froid aux yeux : une fois de plus, la pilosité est synonyme de virilité. Le mot fait son chemin dans certaines casernes françaises au XIXe siècle et va obtenir un grand succès pendant la Grande Guerre. Mais ce succès est ambigu : dans un premier temps, le combattant français ne s’appelle pas lui-même "Poilu". Ce sont les civils, les journalistes, bref les non-combattants qui utilisent d’abord le terme, en hommage à leurs défenseurs. Ceux-ci vont soit rejeter "Poilu", comme un mot artificiel, soit l’adopter pour recueillir le respect qu’il suscite à l’arrière. Mais il garde longtemps un côté livresque et peu naturel et les soldats français utilisent fréquemment des termes plus neutres comme "les hommes" ou "les bonshommes".

Et les soldats belges dans tout cela ? Ils se trouvent face au même dilemme que les soldats français avec "Poilus", anglais avec "Tommy Atkins" ou "Tommies", ou encore américains avec "Doughboys" ou "Sammies". Utiliser un mot employé par les civils ou la hiérarchie, c’est accepter de se voir dicter son identité par l’arrière ; ne pas l’adopter, c’est refuser l’honneur qu’il peut procurer. La déferlante du "Poilu" en France explique l’utilisation du terme par certains combattants belges francophones, tout comme le mot "gars", d’origine bretonne et normande, le plus souvent orthographié "gas". Mais il existe des termes proprement belges, "piotte(s)" et "jass(es)" (ou "jas") écrits avec ou sans guillemets. Les auteurs utilisent tantôt l’un ou l’autre de ces termes, tantôt les deux indifféremment.

"Piotte" est un mot d’avant-guerre, utilisé jusqu’à la fin des années trente. Il désigne le soldat des régiments d’infanterie de ligne, par opposition aux cavaliers, artilleurs ou aux hommes des régiments de fantassins plus prestigieux, comme les grenadiers. Dans le contexte d’avant 1909, celui d’une "armée de pauvres" qui pratique encore le remplacement, le terme est péjoratif : on n’admire pas le piotte, on le méprise ou on le prend en pitié. Le terme témoigne aussi de la subordination du soldat à sa hiérarchie : les gendarmes sont surnommés "piotte-pakkers" (ceux qui attrapent les piottes), en abrégé "P.P." (ou encore "on ne Peut Pas le dire", pour éviter la censure). Mais pendant le conflit, l’admiration des civils rejaillit sur le mot "piotte" qui traduit de moins en moins le dédain et de plus en plus une certaine admiration pour ces hommes, qui supportent les tâches les plus dangereuses et ingrates. Le mot "jass(e)" (du néerlandais "jas", manteau ou veste) est un autre terme d’avant-guerre, qui désignait alors le "bleu" de la nouvelle levée de milice par opposition aux "anciens" des levées précédentes. Là aussi, certains vont tenter de le revaloriser et de transformer son humble origine en titre de gloire. Mais des débats enflammés dans la presse du front en 1918 montrent qu’encore à cette époque, le terme ne fait pas l’unanimité et garde un petit parfum civil, lié à son utilisation par des écrivains "embusqués" ou par la presse officielle. C’est pourquoi les Belges, comme beaucoup de Français, utilisent souvent des mots plus neutres : "Avec les hommes", écrit Robert Vivier, "notre “homme” comme nous disons, frère du “poilu” de France et du “tommy” anglais, écrivent les frères Tasnier. "Hommes" ou "bonshommes" ne renvoient d’ailleurs pas seulement à une idée d’humanité, mais aussi à celle de virilité… avec ou sans moustache.

Pas de héros sans moustache ?

Les soldats belges ne sont bien sûr pas seuls à affectionner la moustache. En pays occupé, les grands noms de la résistance civile l’arborent le plus souvent, depuis le célèbre bourgmestre de Bruxelles Adolphe Max jusqu’au plus obscur passeur d’hommes ou espion. 277 d’entre eux donnent leur vie pour leur idéal, et les galeries de photos de martyrs sont donc, elles aussi, constellées de moustaches. Les femmes, relativement nombreuses dans les réseaux de renseignement, peuvent bien sûr accéder à l’héroïsme sans disposer du précieux sésame… mais, machisme de l’époque oblige, on insistera fréquemment sur ce que leur comportement a de "viril" et donc, de peu féminin.

Une figure célèbre de la résistance civile fait exception : celle du cardinal Mercier. Au panthéon des grands héros belges, il est seul à arborer une figure imberbe. La moustache n’est en effet pas qu’un symbole positif de virilité : elle nécessite un soin constant et témoigne d’une certaine attention portée à l’apparence physique. Elle est donc considérée par l’Eglise comme un signe de coquetterie, incompatible avec la vocation religieuse. C’est pourquoi les visages des ecclésiastiques sont glabres, en ce compris ceux de la plupart des aumôniers et des religieux brancardiers sur le front belge. Des exceptions existent bien sûr, notamment les religieux issus des ordres missionnaires, qui portent fréquemment la barbe. Mais de façon globale les visages glabres des religieux du front détonnent au milieu de ceux des hommes qui les entourent et les distinguent efficacement de la plupart des soldats et des militaires de carrière.

La moustache et le rêve américain

Contrairement aux religieux, les officiers supérieurs belges sont, sans exception, moustachus à l’instar de leur roi, Albert Ier. Il s’agit là non seulement d’une marque de virilité ou d’appartenance à la caste militaire, mais aussi d’un accessoire indispensable à l’autorité paternelle (et paternaliste) qu’ils entendent exercer sur leurs subordonnés. En cela, ils font partie de la grande famille des officiers supérieurs moustachus de la Grande Guerre, qui comprend la totalité ou quasi-totalité des généraux allemands, anglais, austro-hongrois, bulgares, français, italiens, roumains, russes, serbes et turcs.

Au sein des forces de l’empire britannique, les généraux australiens, canadiens, néo-zélandais et sud-africains, suivent la règle générale, à l’exception notable et célèbre du général Arthur Currie, commandant du Corps canadien et libérateur de Mons en 1918. Il n’est pas anodin que ce soit justement cet officier anticonformiste, issu d’un milieu relativement modeste, dépourvu de tout charisme mais excellent gestionnaire et tacticien qui se distingue à cet égard. L'absence de moustache du général Currie est un indice supplémentaire de sa liberté d’esprit vis-à-vis du milieu militaire britannique, qui lui permit de révolutionner les méthodes d’attaque de ses troupes et contribua à transformer le Corps canadien en unité d’élite.

Au-delà du cas particulier de A. Currie, le reste du nouveau monde fait exception. La moustache est rare dans l’armée américaine, y compris chez les gradés, bien que leur chef, le général Pershing, soit lui-même moustachu. L’arrivée en Europe de centaines de milliers de soldats américains, généralement plus grands que la moyenne des Européens et débarquant frais et dispos en 1917 dans une Europe fatiguée par le conflit n’est pas passée inaperçue, notamment auprès des femmes. Le rêve américain n’est pas un vain mot dans l’Europe de 1918-1919 et face à ces visages jeunes, glabres et donc terriblement modernes, la moustache accuse le coup. C’est clairement le cas dans le sud de la Belgique à l’arrivée des troupes américaines. A Virton par exemple, les Américains font tourner la tête des jeunes femmes et les hommes prennent très rapidement des mesures drastiques pour rester attractifs auprès des dames, en se rasant eux aussi la moustache. Ils ne perdent guère de temps puisque les Américains pénètrent dans la ville le 22 novembre, et qu’un article des Nouvelles du 24 témoigne déjà du bouleversement du système pileux virtonais : "Le sexe laid, lui, pour faire diversion aux infidélités passagères – espérons-le – qu’il devait forcément subir, pour témoigner sous une autre forme son admiration, s’est mis, à grands renforts de coups de rasoirs et de tondeuses, à sacrifier barbes et moustaches… Et vous pouvez aujourd’hui voir déambuler par les rues de Virton, sous le chatoiement des oriflammes, les représentants les plus sélects de la gentry totalement imberbes".

Les Américains font tourner la tête des jeunes femmes et les hommes prennent très rapidement des mesures drastiques pour rester attractifs auprès des dames, en se rasant eux aussi la moustache.

Après la guerre : une désaffection progressive

L’arrivée fracassante des jeunes hommes du Nouveau Monde sonne-t-elle immédiatement le glas de la moustache dans l’Ancien ? Ce serait trop simple. Certaines moustaches vont en effet disparaître parce que jugées trop vieillottes (telle celle du moustachu belge le plus célèbre, Hercule Poirot, un autre vétéran de la Grande Guerre) ou trop ridicules par assimilation avec celles d’acteurs comiques célèbres (comme Charlie Chaplin ou Oliver Hardy). Des moustaches plus discrètes en revanche restent un atout précieux, comme le prouvent le succès de Clark Gable et Errol Flynn dans les années 1930. Outre les acteurs, il faudrait également se demander quel rôle jouent les grands sportifs dans l’évolution de l’image de la moustache. Mais quoi qu’il en soit, celle-ci reste largement présente en Belgique dans l’entre-deux-guerres, même si sa forme évolue et qu’elle perd du terrain chez les jeunes. Parmi les douze Premiers ministres entre 1918 et 1940, onze sont moustachus, dont dix catholiques (Léon Delacroix, Henry Carton de Wiart, Georges Theunis, Aloys Vande Vyvere, Prosper Poullet, Henri Jaspar, Jules Renkin, Charles de Broqueville, Paul Van Zeeland et Hubert Pierlot) et un libéral (Paul-Émile Janson). Le seul chef de l’Etat glabre que la Belgique connaisse pendant l’entre-deux-guerres (très brièvement, en mai 1938 !) est un socialiste, Paul-Henri Spaak. Sans doute l’absence de moustache est-elle donc encore à l’époque quelque peu révolutionnaire… Il faut noter que les moustaches des deux plus jeunes catholiques, P. Van Zeeland et H. Pierlot, sont fort discrètes. Est-ce un hasard si, avec P-H Spaak, ils sont les représentants de la génération du front ? Paul Van Zeeland s’engage comme volontaire en août 1914 et est fait prisonnier pendant la bataille de l’Yser, Paul-Henri Spaak veut s’évader de Belgique pour s’engager et se fait capturer à la frontière en 1917, Hubert Pierlot s’engage en 1914 et fait toute la guerre au 20e régiment de ligne.

Ces trois hommes doivent faire face dans les années trente aux idéologies totalitaires qui menacent la Belgique comme le reste de l’Europe occidentale. L’ "homme nouveau", nazi ou communiste, est imberbe : les deux totalitarismes partagent un certain culte de la jeunesse. Sans doute n’est-ce pas un hasard si seuls les plus âgés des officiers vétérans de la Grande Guerre, comme Semion Boudienny (côté russe) ou Gerd von Rundstedt (côté allemand), l’arborent encore pendant la Seconde Guerre mondiale, sans parler d’Hitler et de Staline qui, eux aussi, ne sont plus tout jeunes…

La moustache a connu son heure de gloire avant le premier conflit mondial, et elle ne disparaît pas immédiatement après celui-ci. Mais avec le recul, les années de la Grande Guerre nous semblent, au travers de photographies jaunies, constituer un âge d’or de la moustache. Une époque où, parmi les nombreuses raisons de tenir tête à l’ennemi – esprit de camaraderie, patriotisme, amour du travail bien fait, conformisme, peur du qu’en-dira-t-on ou du châtiment – a joué aussi une certaine conception de la virilité, qui s’affichait notamment sur la lèvre supérieure.

Parmi les nombreuses raisons de tenir tête à l’ennemi – esprit de camaraderie, patriotisme, amour du travail bien fait, conformisme, peur du qu’en-dira-t-on ou du châtiment – a joué aussi une certaine conception de la virilité, qui s’affichait notamment sur la lèvre supérieure.

Sources Cliquez pour voir les sources

Travaux

  • Audoin-Rouzeau Stéphane, " Armées et guerres : une brèche au cœur du modèle viril ? " in Corbin Alain, Courtine Jean-Jacques et Vigarello Georges (dir.), Histoire de la virilité, tome III, La virilité en crise ? XXe-XXIe siècles, Paris, Seuil, 2011, pp. 201-223.
  • Benvindo Bruno, " La “normalité” hétérosexuelle et l’armée. Belgique, 1900-1960 " in Deschamps Catherine, Gaissad Laurent et Taraud Christelle, Hétéros. Discours, lieux, pratiques, Paris, EPEL, 2009, pp. 169-179.
  • Conraads Daniel et Nahoé Dominique, Sur les traces de 14-18 en Wallonie. La mémoire du patrimoine, Namur, IPW, 2013.
  • Debruyne Emmanuel et van Ypersele Laurence, Je serai fusillé demain. Les dernières lettres des patriotes belges et français fusillés par l’occupant 1914-1918, Bruxelles, Racine, 2011.
  • Debruyne Emmanuel et Paternostre Jehanne, La résistance au quotidien (1914-1918). Témoignages inédits, Bruxelles, Racine, 2009.
  • Delhalle Sophie, " L’image de la Belgique dans les cartes postales allemandes de la Première Guerre mondiale " in Guerres mondiales et conflits contemporains, n°241/2011, pp. 51-62.
  • Le Naour Jean-Yves, " Le héros, la femme honnête et la putain : la Première Guerre mondiale et les mutations du genre " in Capdevila Luc et alii (dir.), Le genre face aux mutations. Masculin et féminin, du Moyen Âge à nos jours, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003, pp. 307-315.
  • McCulloch Ian, " La naissance de l’armée canadienne moderne : le corps canadien durant la grande guerre de 1914-1918 " in Guerres mondiales et conflits contemporains, 2013/2, n°250, pp. 7-20.
  • Mihaely Gil, " Un poil de différence. Masculinités dans le monde du travail : années 1870-1900 " in Revenin Régis (coord.), Hommes et masculinités de 1789 à nos jours. Contributions à l’histoire du genre et de la sexualité en France, Paris, Editions Autrement, 2007, pp. 128-145.
  • Neiberg Michael S., " Revisiting the Myths : New Approaches to the Great War " in Contemporary European History, 13, 4 (2004), pp. 505-515.
  • Roynette Odile, " Bons pour le service ". L’expérience de la caserne en France à la fin du XIXe siècle, Paris, Belin, 2000.
  • Roynette Odile, " La construction du masculin. De la fin du 19e siècle aux années 1930 " in Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 2002/3, n°75, pp. 85-96.
  • Sohn Anne-Marie, “Sois un Homme !”. La construction de la masculinité au XIXe siècle, Paris, Seuil, 2009.

Sources éditées

  • Tasnier M. et Tasnier Louis, Nouveaux récits de guerre, Bruxelles, Dewit, 1923.
  • Vivier Robert, Avec les hommes. Six moments de l’autre guerre, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1963.

Documentaires

Pendant la rédaction des articles de ce site est paru le documentaire " Comme une envie de moustache ", réalisé par Mathias Desmarres (2014). Preuve que la moustache est dans l’air du temps, ce film est un incontournable pour qui s’intéresse à la question, même s’il aborde peu la question de la moustache guerrière.

 

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