# Dans les cuisines bourgeoises...

Menu bourgeois. 
Exemple d'un menu gardé par Madame Germaine Servais dans son manuscrit de recettes bourgeoises. On retrouve des plats de la haute cuisine française qui ont été consommés dans un repas auquel Madame Servais et son Mari ont participé à Montignies le 25 juillet 1915.  - Collection privée Sylvie Tillemans ©

Menu bourgeois. Exemple d'un menu gardé par Madame Germaine Servais dans son manuscrit de recettes bourgeoises. On retrouve des plats de la haute cuisine française qui ont été consommés dans un repas auquel Madame Servais et son Mari ont participé à Montignies le 25 juillet 1915. - Collection privée Sylvie Tillemans ©

Madame Germaine Olivier, née en Bretagne et fille d’un pêcheur français, a passé la première partie de sa vie en Russie, suite au deuxième mariage de sa mère. A à peine 19 ans, en février 1900, elle rencontre l’industriel luxembourgeois Ernest Servais, âgée de 34 ans (mais " très bien conservé " selon le récit familial).

Pendant qu’il s’occupait de ses affaires comme directeur général de la Société Métallurgique Sambre et Moselle à Montignies-sur-Sambre, sa nouvelle épouse passait son temps à organiser des repas pour sa famille et pour des invités dans leur maison à Charleroi. Elle a également adapté quelques chambres de sa maison pour installer une ambulance qui a aidé plusieurs soldats pendant la période de la guerre.

Les listes d’achats, ainsi que les menus et les recettes qui datent de 1910 jusqu’aux années 1920, composent son manuscrit dont quelques recettes de la période de la guerre ont été sélectionnées. Sans avoir été publiée, cette source est un vrai journal de cuisine qui a comme but celui d’enregistrer des techniques et des usages culinaires pour et par des connaisseurs. Elle y mentionne, par exemple, sa chère cuisinière Adeline Godefroid.

Reste à remercier Madame Servais pour son minutieux manuel, ainsi que Sylvie Tillemans, son arrière petite-fille, de l’avoir partagé avec nous.

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