# Le coquelicot qui poussait facilement sur les terres dévastées des champs de bataille est devenu le symbole du souvenir de la Grande Guerre.

Le coquelicot qui poussait facilement sur les terres dévastées et près des champs de bataille est devenu le symbole du souvenir de la Grande Guerre.  - In Flanders Field, 2014 ©

Le coquelicot qui poussait facilement sur les terres dévastées et près des champs de bataille est devenu le symbole du souvenir de la Grande Guerre. - In Flanders Field, 2014 ©

Pendant la Grande Guerre, un phénomène étrange fut observé, le même d’ailleurs que celui observé cent ans plus tôt durant les guerres napoléoniennes. Sur les terres dévastées par les tirs d’obus, le long des tranchées et près des champs de bataille, fleurissait une fleur rouge sang, le coquelicot.

Rien d’anormal à cela, en fait, pour germer le coquelicot a besoin d’une terre calcaire et fraîchement remuée !

Dans les pays du Commonwealth(Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande…) le coquelicot va dès lors être associé au souvenir des combattants, et tout spécialement des soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale, à l'instar du bleuet en France.

Cette allégorie du coquelicot découle d'un poème écrit en 1915 par le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin militaire canadien. Alors que son ami avait été tué par un obus à Ypres, et enseveli dans une tombe sommaire, marquée d'une simple croix de bois, John McCrae avait été frappé par le fait que des coquelicots poussaient entre les rangées. Ce phénomène lui inspira son célèbre poème "In Flanders Fields" ("Au Champ d’Honneur").

Aujourd’hui, la tradition anglo-saxonne de porter en boutonnière un coquelicot de papier en souvenir de la Grande Guerre, s’universalise.

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