# Certains soldats étaient tellement désespérés de ne pas avoir de marraines qu'ils passaient directement une petite annonce dans les journaux !

Carte postale humoristique  - Collection privée, M. Freddy Billiet ©

Carte postale humoristique - Collection privée, M. Freddy Billiet ©

Pour apporter aux soldats un soutien moral, différentes initiatives, privées ou officielles dont l’Oeuvre des Marraines de Guerre, s’organisent pour fournir une correspondante, une “marraine de guerre” avec laquelle ceux-ci pourront échanger leurs états d’âme et trouver du réconfort. Certaines de ces relations resteront amicales et éphémères, d’autres se transformeront en véritables histoires d’amour mais toutes auront marqué marraines et filleuls.

Ces marraines seront le réceptacle de leurs peines, de leurs joies et briseront ainsi l’isolement quasi exclusivement masculin dans lequel vit le soldat.

Ils sont dès lors nombreux à demander une marraine. Certains indiquent leur préférence, on croirait presque à une agence matrimoniale. Les demandes de marraines dépassant de loin l’offre, l’Oeuvre des Marraines de Guerre se tourne vers l’étranger. Les consulats et ambassades belges à l’étranger seront, au printemps 1917, un pivot de cette opération de soutien moral, faisant paraître dans différents organes de presse dont le “New York Herald” et le “Washington Post” des appels au "marrainage" des soldats. Ces appels trouveront écho chez les Américaines qui écrivent à l’ambassade leurs désirs de soutenir les soldats belges malgré la distance. Certains soldats, trop impatients ou n’ayant qu’une confiance relative dans la hiérarchie militaire iront jusqu’à tenter de contacter eux-mêmes les organes de presse américains ou “le directeur général des postes américaines”. Ces tentatives seront bien entendu vaines et interceptées par le Bureau de Correspondance !

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