# Le cimetière militaire belge de Ramskapelle

Le long de la piste cyclable de Frontzate, qui occupe l'axe stratégique de Dixmude à Nieuport, le cimetière militaire belge de Ramskapelle, a été aménagé après-guerre. A partir de 1922, on y a regroupé les corps de soldats qui avaient auparavant été inhumés dans des tombes de fortune creusées dans la plaine de l'Yser alors qu'elle était encore inondée.

Le cimetière militaire belge de Ramskapelle  - Picasa ©

Le cimetière militaire belge de Ramskapelle - Picasa ©

Sur les 694 soldats inhumés à Ramskapelle, 167 sont morts en 1914 (dont 108 à la bataille de l'Yser en octobre 1914), 60 en 1915 et 5 en 1918. 220 de ces hommes servaient dans l'infanterie. Un groupe de 27 soldats issus du 10e régiment de ligne (4e division de l'armée) a trouvé la mort lors de l'explosion d'un gros obus sur un sous-sol à Nieuport le 2 Janvier 1915.

Sur les 41.000 Belges morts en service militaire en 14-18, la moitié repose dans un cimetière ou un carré militaire, tandis que les autres ont rejoint dans les années 1920 des cimetières civils.

La position des cimetières militaires belges de 14-18 retrace les moments importants de l'invasion allemande, avec la prise des positions fortifiées de Liège (cimetières d'Ougrée, Chaudfontaine, Boncelles, Wandre) et de Namur (cimetière de Champion), la retraite vers Anvers (cimetières de Tirlemont, Veltem-Beisem, Halen, Lier et Eppegem), les années de guerre dans les tranchées de la plaine de l'Yser ( La Panne, Adinkerke, Steenkerke, Ramskapelle, Oeren, Westvleteren, Keiem, Hoogstade) puis l'offensive libératrice qui va mener à la fin de la guerre entre le 28 septembre et le 11 novembre 1918 (cimetières de Houthulst et de Bruges). Un vingt-et-unième, celui de Bourg-Léopold, est un ancien cimetière allemand réaffecté en 1928 en cimetière belge. On y trouve 1.312 tombes des Première et Seconde Guerres mondiales.

Les cimetières militaires belges ont été gérés par les Affaires intérieures de 1928 à 2004, année au cours de laquelle cette tâche a été reprise par la Défense. L’entretien des espaces verts de ces cimetières est réalisé par des firmes civiles, sous la surveillance des quartiers situés à proximité et du Service des sépultures de guerre de l’Institut des Vétérans INIG. La gestion des carrés militaires dépend quant à elle des administrations locales, qui perçoivent pour cela une indemnité. Les dépouilles des nombreuses victimes qui sont encore découvertes chaque année dans la région du front ne peuvent pas toujours être identifiées : 20% des corps ne sont plus identifiables et ne peuvent donc plus être rapatriés dans leur pays d’origine. Au mois d'août 1914, ceux-ci rejoindront une crypte aménagée au cimetière militaire d’Houthulst.

A voir, à faire autour des cimetières belges de 14-18

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