# Centenaire de la bataille de Verdun

140 000 tués et 190 000 blessés côté allemand. 163 000 tués et 216 000 blessés dans les rangs français. Verdun c’est au total plus de 700 000 victimes. Mais au-delà des chiffres impressionnants, Verdun deviendra plus qu'une bataille historique sanguinaire, Verdun deviendra un symbole.

Centenaire de la bataille de Verdun  - Tous droits réservés ©

Centenaire de la bataille de Verdun - Tous droits réservés ©

 

Située près des frontières, des barrières naturelles et d'un important noeud ferroviaire, Verdun avait déjà été un enjeu important lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Dès lors les alliés ont craint qu'elle ne soit à nouveau l'objet d'une bataille féroce malgré la présence des forts de Douaumont et de Vaux. Car hélas au moment de l'invasion du territoire belge par les troupes allemandes les places fortes n’avaient pas tenu très longtemps.

Quand les forces allemandes commandées par le Général Von Falkenhayn lançent l'offensive le 21 février 1916 à 7h12, l'armée français ne s'attend pas à une attaque de cette ampleur : un "tribunal" comme le nomme les Allemands, une véritable expédition punitive, un vrai carnage ! Le centre de Verdun est touché en premier tandis que dans les positions alentours, c'est une pluie de munitions qui tombe sur les soldats. En deux jours, deux millions d'obus tomberont sur les positions françaises soit un toutes les trois secondes. La situation durera plusieurs semaines pour les soldats embourbés dans ce combat féroce que l'on entend jusque dans nos Ardennes et dans les Vosges.

Dans l'enfer de Verdun se mélangent obus, boue, sangs français et allemand et ce jour après jour.

Cette guerre dans la guerre, c'est également un moyen pour les différentes forces en présence d'afficher leur puissance technique et de sortir leurs outils militaires les plus perfectionnés : artilleries, canons, gaz... Le 25 février 1916, le fort de Douaumont est pris par les troupes du Kronprinz qui devront malgré tout attendre jusqu'en juin pour s'emparer de celui de Vaux.

Les Français ont un seul moyen pour tenter d'arrêter les Allemands, ils doivent renforcer la logistique. Des centaines de camions sont alors acheminés le long de la "voie sacrée", organisée le long de la route reliant Bar-le-Duc à Verdun pour ravitailler les troupes françaises.

Parallèlement à la bataille de Verdun se déroule également de juillet à novembre 1916, la bataille de la Somme et les deux conflits sont intimement liés.

Le fort de Douaumont sera repris par les forces françaises le 24 octobre 1916 et en novembre, c'est au tour du fort de Vaux d'être repris, mais les combats dureront jusqu'à la mi-décembre 1916 où les Allemands sont finalement repoussés sur leur position de départ.

De cette sanglante bataille, qu'en tireront les armées? Un statu quo géographique et surtout de nombreuses pertes humaines. Verdun sera le symbole de l’abominable carnage que fut la Première Guerre mondiale

A Douaumont, on commence l'inhumation de corps dans un ossuaire en 1923. 130 000 soldats non identifiés y reposent ainsi que 16 142 sépultures dans le cimetière voisin, enterrés à jamais dans le sol de la Meuse.

Meurtrie mais debout, Verdun pansera ses plaies et gardera à jamais des cicatrices témoins d'une guerre aujourd'hui centenaire. Des villes voisines, Fleury-Devant-Douaumont et Cumières-Le-Mort-Homme pour ne citer qu'elles, sont devenues des villes fantômes, "mortes pour la France", désertées des habitants et détruites par les combats.

 

Cent ans après, l'Europe se souvient de ces milliers d'hommes tombés à Verdun dans l’un des épisodes les plus sanglants de l'histoire européenne du 20e siècle.

4 000 jeunes français et allemands participeront dimanche 29 mai 2016 à la cérémonie officielle du centenaire de la bataille de Verdun. Un programme pédagogique accompagne leur parcours.

Programme du Centenaire Verdun

Découvrez notre dossier sur les aspects militaires

 

Marie Cappart/Juliette Patriarche

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