Immersion, empathie, intimité : la VR au service du récit

Immersion, empathie, intimité : la VR au service du récit
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Immersion, empathie, intimité : la VR au service du récit - © Tous droits réservés

La Société des Auteurs organisait ce mercredi 15 février 2017 à Bozar sa première rencontre autour de la réalité virtuelle rassemblant des acteurs de l’audiovisuel venus des quatre coins de l’Europe. Que retenir de cet événement ?

La réalité virtuelle est un format émergent qui attire de plus en plus de créateurs pour les possibilités encore à explorer. C'est dans ce contexte que la SACD a réuni les professionnels du secteur en vue d'échanger sur leurs expériences, notamment de la part des créateurs renommés d'oeuvres VR (Okio Studio, Nozon...) qui jouissent déjà d'une notoriété dans le milieu ("I, Philip", "Notes on blindness", "Sens VR", "Ad/am"...). On vous partage ici les grands enseignements de cette journée !

  • La VR est le médium qui provoque le plus d’empathie chez l'utilisateur. En effet, l'immersion plonge le spectateur dans une certaine intimité avec les personnage. Le regard caméra, procédé original en cinéma, trouve tout son sens en réalité virtuelle.

 

  • Théâtre et VR font bon ménage ! En effet, les professionnels de la VR ont beaucoup à apprendre des métiers de la mise en scène, puisque les gens de théâtre maîtrisent l’utilisation de l’espace, et sont habitués à travailler en une seule prise (techniques inhérentes à la production en 360°) ;
  • 7 minutes : c’est le standard qui semble s’imposer pour la durée d’une vidéo VR ;
  • L’exploration empirique reste le maître-mot. Les codes de la VR se définissent progressivement au fil des expériences réalisées ;
  • Le son est primordial ! D’une importance capitale, il participe à l'immersion, et permet au spectateur de recréer mentalement l’espace dans lequel il se trouve, et de guider son regard ;
  • Interactivité ou contemplation ? Ce choix appartient au réalisateur et est intrinsèquement lié aux effets que celui-ci veut produire sur le spectateur.

La deuxième partie de la journée était consacrée à trois séances thématiques sur des retours d'expérience, les nouvelles manières de filmer ainsi que le financement des projets VR. Ce dernier panel invitait notamment plusieurs organismes publics d'aide au financement : Screen Brussels, le Desk Europa Creative, le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) mais aussi et bien évidemment la cellule webcréation de la RTBF.

Si l'industrie est loin d'être déjà établie, les possibilités existent et sont encore trop peu explorées par les porteurs de projets. Le panel a également souligné l'importance d'innover tant dans la manière de produire son oeuvre que dans la recherche de sources de financement.

La journée s'est bien sûr clôturée par un showcase d'une quinzaine de projets de réalité virtuelle. Parmi les productions "No Small Talk", "I, Philipp", "Sens VR", "Notes on Blindness", "Ada/m", Immersio" ou encore "Paradise", les participants ont pu découvrir La Vie à venir en 360, notre première expérience de réalité virtuelle en 360.

Réalité Virtuelle aussi du côté de Mons

Le même jour, le Cluster Twist organisait une table ronde sur la Réalité Virtuelle dans le cadre du Festival International du Film d'Amour (FIFA). Autour de la table, on retrouvait plusieurs boîtes de productions actives dans le secteur (Poolpio, Reed, Sonicville) ainsi que la RTBF en tant que diffuseur. Les constats échangés tournaient tant autour des possibilités énormes de cette nouvelle technologie que des difficultés de produire des expériences de ce type en Belgique actuellement. Les producteurs réclament plus de soutien de la part des pouvoirs publics, ainsi qu'une mise en commun des investissements entre la Wallonie et Bruxelles.