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Des métaux à prix d'or
Depuis quelques années, le cours des métaux ne cesse de grimper. Désormais, le cuivre se revend à prix d'or, environ 7.000 euros/T. Cette flambée des prix a entrainé le développement d'une nouvelle criminalité : le vol de métaux en tout genre. Tout y passe: les plaques d'égouts, les statues en bronze des cimetières, les panneaux de signalisation,... Ce qui rapporte le plus, c'est le vol de cuivre. Un or rouge qui coule au coeur de milliers de kilomètres de câbles, le long des voies de chemin de fer. Pour s'emparer du magot, il suffit de couper les câbles, au risque parfois d'être électrocuté. Les entreprises privées sont également visées, notamment sidérurgiques. Chaque année, le préjudice s'élève à plusieurs millions d'euros. Sans parler des retards et des problèmes de sécurité engendrés par cette criminalité. In fine, ce sont les voyageurs qui paient la facture. Jusqu'à présent, aucune mesure d'envergure n'a permis de freiner ce phénomène. Les sanctions sont renforcées. On envisage également des systèmes de traçabilité des câbles. Mais ces projets sont encore à l'étude.
Résultat, ces vols se multiplient. Le trafic s'organise à l'échelle européenne. Les métaux transitent par la France, la Belgique ou les Pays-Bas. Des organisations criminelles en provenance des pays de l'est en profitent. Des hommes d'affaires mafieux renvoient l'argent au pays pour y construire des palaces flamboyants. En Roumanie, certains d'entre eux sont quasi devenus intouchables. La lutte se durcit mais les enjeux économiques sont tels que rien ne semble vraiment endiguer cette épidémie.
Nathalie Papleux (Journaliste) et Jean-Michel Dehon (Réalisateur)

«On m'appelle Farid le fou»
C'est le détenu le plus détesté et le plus redouté de Belgique.
Détesté par l'opinion publique qui a de lui, l'image d'un forcené. En août 2005, il avait tenu sa fille en otage en plein coeur de Bruxelles. Détesté aussi par les agents pénitentiaires qui le gardent. Et qui le considèrent comme un détenu difficile, épuisant et dangereux. En trois ans et demi, il a changé 23 fois d'établissement pénitentiaire. Ces transferts se passent systématiquement sous haute-tension et s'accompagnent la plupart du temps de mouvements de grève qui paralysent les prisons, lèsent les autres détenus et hérissent les autorités.
En cause Farid Bamouhammad. Surnommé Farid le fou. A 42 ans, il a passé 26 ans en prison. Depuis 5 ans, il est placé en isolement total. Une mesure qui semble être la seule réponse de l'administration pénitentiaire, un dossier placé sous le sceau de la confidentialité... Car Farid Bamouhammad c'est aussi un détenu qui crie, qui parle, qui écrit et qui dénonce ses conditions de détention. Certains disent qu'il résume à lui seul, la faillite d'un système pénitentiaire sans objectif clair, sans personnel adapté, sans finalité... Pour la première fois, vous entendrez sa voix, depuis la prison où il est incarcéré.
Un reportage de Malika ATTAR et Jean-Michel DEHON

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