La baraque à frites : un documentaire bien de chez nous./Extrait - RTBF Documentaires

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La baraque à frites : un documentaire bien de chez nous./Extrait

DOCUMENTAIRES | samedi 23 octobre 2010 à 10h01

Le 25 octobre sur La Trois à 21.00 et le 29 octobre à 22.45 sur La Deux
Portrait d’une friterie de quartier menacée de disparition. Petit théâtre de la société, le fritkot fait profondément partie de la culture belge. Il est comme inscrit dans son paysage. Dans sa vitrine, en plus des frites, on trouve les fricandelles (saucisses de viande hachée), le poulicrok (brochette de poulet pané), le tsigane (sorte de brochette épicée), le X-burger dont le plus célèbre est le bikiburger, et tant d'autres spécialités locales... Le fritkot possède sa gastronomie, ses rituels, ses habitudes. C'est un lieu où l'on se sent en sécurité car il appartient à tout le monde. Il n'y a qu'à se glisser dans la file. Lieu de jour, lieu de nuit, prisé des oiseaux nocturnes, des couples éméchés, des flics en fin de service, des bandes de jeunes en sortie, des SDF ou des bourgeois qui aiment retrouver les plaisirs simples.

Réalisé par Manuel Poutte

Coproduction : Lux Fugit Film, WIP, RTBF, ARTE

De 8000 friteries dans les années 80 il n’en reste que 1200 aujourd’hui.

 

Le fritkot disparaît aussi vite qu’une espèce menacée. A Louvain par exemple, on est passé de cinq à zéro fritkots en quelques années.

La baraque à frites n’est pourtant pas née d’hier, apparue vers 1860, elle fait partie intégrante de la culture belge. Aujourd’hui, après 150 ans d’existence ce serait dommage que cette petite roulotte à bouffe disparaisse pour des snacks sans charme.

 

Mais quelques fritkots survivent, ils résistent, à l’entrée des villages, sur les bords des grandroutes, dans les kermesses. Ils résistent au fast-food, à l’augmentation

du prix des pommes de terre, aux vertus de

l’alimentation saine.

.

Et parmi eux, celui de Valérie, place Cardinal Mercier à Jette, dans la banlieue bruxelloise.

Valérie, FRITURISTE.

Porteuse d’une tradition foraine de plusieurs générations, en plus d’être une frituriste hors pair, Valérie est une sorte de psychologue de quartier, qui écoute et parle à tous.

A la friterie Mercier, les gens se livrent avec pudeur, parfois dans la plainte, parfois dans la confession, presque toujours avec humour. C’est elle qui induit ça…

Valérie est une vraie « babelute », elle a le don de la répartie et ne rate pas une occasion de lancer une conversation.

En même temps, elle est très humble, ce qui n’empêche pas une personnalité exceptionnelle qui ressent la vie sous toutes ses

Vibrations.

Elle est fragile, mais résistante, comme sa friterie, menacée d’être

retirée de la place par les services publics.

Le quartier où se situe l’action de ce film - Jette - est un des derniers

coins de Bruxelles où l’on trouve de « vrais » bruxellois, c’est-à-dire

ceux qui, couramment, commencent une phrase en français et la terminent en flamand… ou inversement.

Des Bruxellois qui parlent le bruxellois, ce mélange unique des deux langues, avec cet accent et cette manière de dire les mots avec une absence totale de sérieux et beaucoup de sens mélangés dans un diminutif, « zeg bolleke » !

La baraque à frites /extrait

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