Thierry, les chroniqueurs et la lectrice vous proposent encore des livres à profusion !
Les "derniers pour la route" de ce lundi 16 avril
"Est-ce que vous êtes belge ?" - Orlan – Ed. La Cambre / Yellow now
"Fukushima, récit d’un désastre" de Michaël Ferrier – Ed. Gallimard
"El sexto " de José María Arguedas – Ed. Métailié
répression des mouvements d’opposition étudiants. Là, il va rencontrer des représentants des
partis politiques qui luttent contre le pouvoir despotique. Il découvre les hiérarchies de la prison,
où en fonction des étages se côtoient en haut les politiques, puis les droits communs et les
délinquants sexuels, et enfin, au rez-de-chaussée, les clochards. Les politiques se divisent entre
partisans de l’APRA (de gauche) et communistes, considérés comme “vendus à l’étranger”.
Sous la direction de Poignard les droits communs font régner leur loi, distribuent la drogue et
forcent les homosexuels à la prostitution.
Gabriel se lie avec Camac, son compagnon de cellule originaire des Andes, syndicaliste communiste, un homme honnête et droit auquel tous rendront hommage quand il mourra. Il fait la
connaissance de Pucasmayo, l’homme jovial, espoir du parti apriste de sa région, qui abattu par la maladie se suicidera pour protester contre l’avilissement auquel est soumis le jeune La Fleur,
prostitué par Poignard et devenu fou.
Les maîtres de cet inframonde, Poignard, Maravi et Rosita, l’homosexuel à la voix d’ange, luttant
pour le pouvoir, s’affrontent à mort. L’assassinat de Poignard déclenchera une répression brutale
qui mettra à jour la totale malhonnêteté des autorités légales.
Construit sur des dialogues ce roman est, comme le souligne M. Vargas Llosa, remarquable par la
structuration des “personnages collectifs, ces entités grégaires absorbant l’individu effacé par
l’ensemble, fonctionnant avec une synchronie de ballet”.
J. M. Arguedas, emprisonné en 1938 pour avoir manifesté contre l’arrivée à Lima d’un représentant de Mussolini, a défini El Sexto comme, à la fois, une école du vice et une école de la générosité.
Un grand classique de la littérature latino-américaine. Ce roman a été inspiré à l’auteur par son expérience de la prison politique en 1938.
"D’une terrasse à l’autre" de Mira Popovic – Ed. Viviane Hamy
même ; sandwich beurre-confiture de fraises à un mari incapable de reconnaître ce qu'il mange ? Nous croisons au quotidien des êtres ' '' dénués d'identité, des objets sans âme qu'il nous semble oublier aussitôt aperçus. Aucune importance. Mais qu'impriment-ils sur le tableau noir de nos
existences, de nos imaginations ? Que gravent-ils sur la pierre de nos souvenirs, de notre mémoire ? Le talent de Mira Popovic transforme ces fragments de banalité en histoires qui
irradient une lumière mystérieusement énigmatique. Trois parties. L'apparente normalité de l'une, nous fait boitiller sur les pavés de l'absurde et du cocasse. L'autre, liée aux deux patries de l'auteur, Belgrade et Paris, évoque une enfance et une adolescence qui ont sombré et émergent tels les vestiges du Titanic. La dernière est une suite d'évocations fulgurantes, instantanés photographiques pétrifiés par la lumière floue de certains rêves.
"Alice" de Judith Hermann – Ed. Albin Michel
Quand un proche disparaît, on oublie son apparence, sa manière de parler, de sourire, de déambuler dans la vie. Même si l'on croit parfois l'apercevoir dans la dernière voiture d'un tramway, sur un escalier roulant, au feu rouge sur le trottoir d'en face...
Alice est l'héroïne du nouveau livre de Judith Hermann qui évoque en 5 épisodes ces moments transitoires où l'on attend, où l'on cherche à retenir, où l'on accepte de lâcher prise.
Chez Judith Hermann, pas de plaintes, pas de pleurs.
Sans aucun artifice, elle réussit à saisir cet étrange mélange de soudaineté et de temps suspendu qui caractérise la mort et son surgissement au sein du quotidien et aussi la lumière, l'éclat particulier que peuvent avoir ces journées-là.
Judith Hermann a le don de faire surgir devant les yeux du lecteur des lieux et une atmosphère qui existent au point qu'on croirait pouvoir les saisir entre les mains.
"Le maître du haut château" de Philippe Kindred Dick – Ed. Nouveaux millénaires
made in USA. Certains Japonais, comme M. Tagomi, grand amateur de culture américaine d'avant-guerre, dénichent chez lui d'authentiques merveilles. D'ailleurs, que pourrait-il offrir à
M. Baynes, venu spécialement de Suède pour conclure un contrat commercial avec lui ? Seul le Yi King le sait. Tandis qu'un autre livre, qu'on s'échange sous le manteau, fait
également beaucoup parler de lui : Le poids de la sauterelle raconte un monde où les Alliés, en 1945, auraient gagné la Seconde Guerre mondiale...
"Le Faucon Maltais" de Dashiell Hammet – Ed. Folio
"Romans 1953 -1959" de Philippe Kindred Dick – Ed. Nouveaux millénaires
"Le chemin des âmes" de Joseph Boyden – Ed. Le livre de Poche
"Passage de jeunesse" de Jens Christian Grondahl - Ed. Mercure de France
"Passage de jeunesse" de Jens Christian Grondahl - Ed. Mercure de France
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