Le choix des chroniqueurs de ce lundi 23 janvier

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Le choix des chroniqueurs de ce lundi 23 janvier

23 janvier 2012, 23:30 | isfr
Le moniteur

L'éclectisme des chroniqueurs favorise parfois le grand écart ;-) Et c'est comme ça qu'on parle à la fois de littérature jeunesse et de polars !

“Mon ami Paco” de Luc Baba – Ed Territoires de la mémoire

  • Julie Huon, Chroniqueuse Littérature jeunesse
  • Mon ami Paco
Claire a un nouveau camarade de classe ; il n’est pas de la même couleur de peau qu’elle et s’appelle Paco. Une amitié se noue, amitié que Claire relate dans son journal. Un jour, Paco disparaît subitement ; il semblerait que lui et sa famille aient été emmenés par la police parce qu’ils n’avaient pas de papiers. Commence alors pour les enfants de la classe un combat pour libérer leur ami.

Mon ami Paco aborde, du point de vue des enfants, les questions de l’immigration et de l’enfermement arbitraire des personnes en séjour illégal en France et en Belgique. À partir de 8 ans.

"Les aigles ne tuent pas les mouches" de Luc Baba – Ed Thierry Magnier

Les aigles ne tuent pas les mouches
Avant ce matin-là, Zoé allait son chemin, tranquille. « Tu as reçu quoi pour tes quatorze ans ? J’ai appris que j’étais laide. » Elle le sait une fois pour toutes grâce à Walter, beau au point d’être son premier amour impossible. Dans la famille, il y a Marine la petite dernière scotchée devant la télé sur les genoux de son père, Johan un frère, pas très beau, pas très gentil qui aime beaucoup la bière et le foot, Angélique la sœur aînée,elle est jolie ; le père, toujours une bière tiède au poing et la mère, grise et triste qui rêve de repas de famille joyeux. Alors Zoé va tenter la méchanceté, elle va devenir assez bonne à ce jeu-là, mais pas la meilleure. Au collège, elle crée un club de moches, mais qui a envie d’appartenir à un club de moches ? Mais si, quelques ados, lucides, assez rigolotes en fin de compte. La famille qui éclate, les soucis qui s’accumulent, Zoé va prendre sa vie à bras le corps et inventer des manières de continuer sa route. Le théâtre sera une voie à explorer. Ce roman vaut par son écriture à la troisième personne, distanciée et rageuse. Lucidité et méchanceté sont des remèdes au mal être, une bonne dose d’humour aussi.

“Les péchés de nos pères” de Lewis Shiner – Ed Sonatine

  • Michel Dufranne, Chroniqueur
  • Les péchés de nos pères

Lorsque Michael arrive à Durham, en Caroline du Nord, pour accompagner son père mourant, il ne connaît que très peu de choses de la ville. C’est pourtant le berceau de sa famille, ses parents y ont vécu jusqu’à ce qu’il vienne au monde, avant de s’installer au Texas. Et c’est là que Michael va faire une étrange découverte, relative à sa naissance. Ce n’est que l’un des nombreux secrets et non-dits familiaux, et tous semblent liés à la destruction, à la fin des années soixante, d’Hayti, le quartier noir de Durham. À l’époque, celle de la lutte pour les droits civiques, ce haut lieu de la culture afro-américaine, symbole de liberté dans une région confite dans ses vieilles valeurs conservatrices, a été endeuillé par un meurtre jamais élucidé. L’assassinat d’un homme, la mort d’un quartier, d’une culture, Michael n’aura d’autre choix que de faire toute la lumière sur ces événements afin de lever le voile sombre qui recouvre son identité. Il est loin de se douter qu’il va ainsi réveiller de vieux fantômes, initier de nouvelles tragédies et mettre sa vie en péril. C’est le début d’une course contre la montre, aux multiples retournements, à l’issue incertaine.

                                                                                                                       

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