Richard Gasquet, parvenu en finale du tournoi sur terre battue d'Estoril, samedi, au terme d'un marathon de trois heures aux dépens de l'Espagnol Albert Ramos, défiera dimanche l'Argentin Juan Martin Del Potro pour tenter de remporter son premier titre en deux ans.
Tête de série N.2, le Français s'est qualifié pour sa première finale de la saison en battant Ramos (N.4) 2-6, 7-6 (7/1), 7-5, au terme d'un match mal débuté où il a finalement vu sa patience récompensée.
De son côté, Del Potro, tenant du titre, s'est débarrassé en demi-finale du Suisse Stanislas Wawrincka (N.3) 7-6 (7/2), 6-4. A Estoril, le Français tentera cette fois de faire mieux qu'en 2007, lorsqu'il fut battu à ce stade du tournoi par le Serbe Novak Djokovic. Mais l'adversaire est de taille pour le Biterrois qui a concédé trois fois la défaite en quatre confrontations avec l'Argentin, dont une fois en finale à Stuttgart en 2008.
Mais pour son retour à la compétition après une absence de cinq semaines consacrées à soigner un coude et une cheville, Gasquet peut déjà être satisfait de sa semaine, au bout de laquelle il va regoûter au frisson d'une finale, la première depuis juillet 2010 perdue à Gstaad, la 15e de sa carrière.
Entame laborieuse
Mais que la bataille fut rude pour venir à bout de Ramos, en un peu plus de trois heures, comme il y était d'ailleurs parvenu à Miami sur dur, en mars. "La victoire fut dure à remporter, a reconnu Gasquet. (Ramos) est un joueur coriace. Il a énormément attaqué la balle et j'ai dû défendre tout le temps. Il a été très bon sur sa surface de prédilection, il m'a obligé à beaucoup m'employer."
D'autant que le Biterrois a fait une entame on ne peut plus laborieuse contre l'Espagnol classé 42e mondial, qui a mené 6-2, 3-1 avec notamment un récital d'amorties réussies. Gasquet a ensuite su renverser la tendance dès lors qu'il a resserré les boulons, à l'image du jeu décisif réglé 7-1. Au 3e set, le Français a une première fois pris le service de Ramos, mais l'Espagnol, certes moins fringant, restait toujours aussi combatif pour recoller immédiatement.
Forcé d'ajouter la patience à sa solidité retrouvée en fond de cours, Gasquet était récompensé en breakant une deuxième fois Ramos pour mener 6-5, avant de finir le travail en sauvant tout de même deux balles de débreak. Del Potro, lui, a passé moitié moins de temps sur le cours pour battre Wawrinka, s'appuyant comme à son habitude sur son service ravageur, mais peinant à convertir une seule des sept balles de break qu'il s'est créées.
"Jouer Stan est toujours difficile, il ne lâche jamais rien, a déclaré l'Argentin 12e à l'ATP et en quête du 11e titre de sa carrière. Ce sera pareil (dimanche) contre Richard, un autre joueur dur à manoeuvrer sur terre battue."
AFP




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