D'abord, le décor. Le circuit du Mugello, niché dans les collines toscanes au dessus de Florence, appartient à Ferrari. Du coup, ses vibreurs, dans les courbes rapides que les motards du Continental Circus parcourent à 300 km/h, étaient jusqu'à présent peints en rouge et jaune, les couleurs de la fameuse marque italienne. Jusqu'à cette année.
"Après 20 ans de ces couleurs traditionnelles, nous avons décidé de rendre hommage à notre pays à l'occasion de cet anniversaire très significatif", a expliqué Paolo Poli, le directeur exécutif du circuit. Les vibreurs sont désormais verts, blancs ou rouges, "afin de représenter notre nation dans le monde entier, c'est un hommage à notre identité nationale", a ajouté M. Poli.
Ensuite, les acteurs. Trois motards d'élite peuvent faire vibrer les fans italiens dimanche, avec tous trois de très bonnes raisons de gagner au Mugello. A commencer par Valentino Rossi bien sûr, neuf fois champion du monde et qui a déjà gagné neuf fois ici, dont sept d'affilée en MotoGP (2002 à 2008).
"Le Mugello, c'est une histoire à part", disait le "Doctor" en 2009. "C'est un circuit fantastique. Ceux qui comprennent ce que signifie le plaisir du pilotage le devinent: c'est ici que ce sentiment est le plus fort. Par la nature du tracé, mais aussi par la ferveur populaire. C'est magique".
"Dovi" et "Supersic" à l'affût
Depuis, Rossi s'est cassé la jambe en 2010... au Mugello, puis il est revenu aussi fort, ou presque, et a gagné en Malaisie, fin 2010. Après, il a changé de moto, troquant sa Yamaha pour une Ducati. Depuis, toute l'Italie rêve d'une victoire 100 pc italienne en MotoGP, peut-être dimanche, avec Valentino au guidon d'une Desmosedici rouge et blanc portant le numéro 46.
Mais il n'est pas favori, et il le sait.
Si Rossi ne peut pas gagner dimanche, deux autres pilotes italiens seront à l'affût, sur leur Honda: Andrea Dovizioso et Marco Simoncelli. Comme par hasard, ils ont brillé vendredi, dès les premiers essais libres.
"Dovi" a déjà fait deux podiums au Mugello, en 2006 (3-ème en 250 cc) et 2010 (3-ème en MotoGP), mais n'a gagné qu'un seul Grand Prix en MotoGP (Donington 2009). Quant à "Supersic", il n'est encore jamais monté sur un podium en MotoGP mais vient de signer deux pole positions coup sur coup, à Barcelone et Assen.
Le scénario idéal pour les fans italiens, et la très grosse cote pour les parieurs, ce serait un podium 100% italien, dimanche au Mugello. Un truc vraiment historique...
Belga




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