"C'est peut-être la plus belle victoire de ma carrière, un peu comme quand j'ai remporté le GP d'Espagne à Barcelone en 2006", a dit un Alonso très ému dès sa descente du podium. "En tout cas, en termes d'émotion, c'est la plus belle, parce que c'est devant mon public et dans une Ferrari", a ajouté le double champion du monde espagnol, auteur d'une course magistrale d'intelligence.
Trois champions du monde sont montés sur le podium à l'issue de cette course menée à un train d'enfer, neutralisée du 28e au 33e tour, et marquée ensuite par les abandons de l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull) et du Français Romain Grosjean (Lotus), tous les deux sur panne mécanique.
Dernier coup de théâtre, le Britannique Lewis Hamilton (McLaren) a fini dans le rail au 56e et avant-dernier tour, suite à un accrochage avec le Vénézuélien Pastor Maldonado (Williams), alors qu'il était 3e et aurait pu faire comme Alonso une bonne opération au classement du championnat du monde.
C'est la 2e victoire d'Alonso cette saison, après la Malaisie, alors que les sept premières courses s'étaient terminées avec autant de vainqueurs différents, un record absolu depuis la création du championnat en 1950.
L'Espagnol repasse en tête du championnat avec 111 points, avec 20 points d'avance sur le surprenant Mark Webber (Red Bull), parti 19e et finalement 4e de cette course d'anthologie.
Parti de la 11e place sur la grille de départ, le double champion du monde espagnol a bondi pour doubler Grosjean dès la fin de la neutralisation, puis profité de l'abandon de Vettel pour passer en tête et ne plus la quitter. "C'est un beau week-end de sport pour les Espagnols, après la victoire de la Roja" samedi soir en quart de finale de l'Euro-2012, face à la France (2-0).
C'est aussi le premier podium de Schumacher, sept fois champion du monde, depuis la fin de son congé sabbatique de trois ans (2007-2009) et son retour début 2010, chez Mercedes.
"C'est un moment très spécial. Quand j'ai passé la ligne d'arrivée, je n'avais aucune idée de ma position car j'étais un peu occupé dans les derniers tours", a souri Schumacher, parti de la 12e place sur la grille et bien aidé, en toute fin de course, par l'accrochage entre Hamilton et Maldonado.
"C'est pour des courses comme ça qu'on aime la Formule 1", a conclu "Schumi", 43 ans, vétéran hors normes de la F1: c'était son 155e podium en 295 Grands Prix disputés depuis 1991, un podium aussi inattendu que mérité pour le "Kaiser" de la F1.
AFP




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