EL: Mais d’abord la triste sortie de Jean-Michel Saive, le liégeois, espérait boucler la boucle en beauté. Un petit match et puis s’en va, défaite 4-2 face au Nigéria. Toriola 115ème mondial, mais qui vaut beaucoup mieux que ce classement. Défaite 12/10 au dernier set, le liégeois pourtant menait largement, cela s’appelle un couac de dimension. On écoute Jean-Mi avec Manuel Jous :
JMS: Mais oui je savais bien que ce serait un match difficile, et plus bon comme il a gagné plusieurs fois, plein de match contre la villette, que ce soit Samsonov ou Smirnov, je sais bien qu’il était en confiance et forcément très motivé pour gagner le match. Donc, ça par rapport à ça, je ne suis pas surpris. Bon évidemment, lui avait pleins de matchs dans les jambes parce qu’il a joué par équipe, il avait déjà joué deux matchs avant, donc c’est sûr qu’il était plus dans le tournoi que moi. Et moi, il m’a fallu comme je craignais deux sets pour vraiment bien rentrer dedans, même si bon j’ai bien commencé les deux premières en menant deux fois 5/2. Mais bon, je n’ai pas fait un bon match et quand tu mènes 3 sets en perdant, en menant 5/2 – 5/2 – 6/1 et bien à ce niveau-ci, c’est sûr que c’est difficile de passer, même si j’ai failli quand même me retrouver à 3/3.
EL: Et oui, on compatit avec Jean-Mi. Usain Bolt a toute vitesse, le titre et le record du monde du 100 mètres ne lui ont pas suffit, il a claqué ce soir le record du monde du 200 mètres, 19 secondes 30 centièmes, c’est deux centièmes de mieux que le record jugé imbattable de Michael Johnson. Thierry Luthers, vous avez vécu ce grand moment cette fois, la bombe Bolt ne s’est pas relâchée :
TL: Fabuleux, fantastique, et les méchantes langues ajouteront stupéfiant, l’extra-terrestre Usain Bolt a encore frappé fort aujourd’hui à la veille de son 22ème anniversaire avec un nouveau record du Monde et un nouveau titre olympique sur 200 mètres. 19 secondes et 30 centièmes, soit 2 centièmes de mieux que le record mythique de Michael Johnson établi à Atlanta en 96. Et le doublé 100/200 comme les grands. Le dernier Carl Lewis en 1984 à Los Angeles, il s’impose devant Martina, l’athlète des Antilles Néerlandaises, et l’Américain Crawford, puisque sont compatriote Wallace Spearmon, 3ème dans un premier temps, a été disqualifié pour avoir mordu sur le couloir voisin. Et c’est Usain Bolt qui est d’ores-et-déjà que Michael Phelps, le héros de ses Jeux, même si on le répète, sa progression absolument extraordinaire en l’espace de deux, trois saisons à de quoi poser question. Mais on ne va pas bouder son plaisir en attendant peut-être le pire, parce que ce garçon est sympa, il a des attitudes un peu reggae, Jamaïque, très cool, très relax, il pourrait peut-être même réaliser la passe de trois avec le 4X100 mètres dans quelques jours.
EL: Voilà Thierry coté belge, c’est toujours la soupe à la grimace
TL: Monder Rizki termine 8ème de sa série du 5000 en 13.54.41, une série remportée par Bernard Lagat, le champion du monde l’an dernier sur cette distance avec des finisseurs de la trampe Lagat, Bekele ou Mottram. Il est évident que Monder Rizki n’avait pas beaucoup le choix et n’avait pas beaucoup de chance de se qualifier. On écoute le belgo-marocain de Bruxelles :
MR:Je suis déçu, c’est normal d’être déçu. Je ne passe pas en final, je suis un peu déçu de la malchance. Je suis tombé dans une série super rapide, avec les hommes les plus rapides, et c’est tout, quoi. Sinon, voilà quoi, demain je me réveille, il y a d’autres courses, il y a d’autres championnats, et on espère que le tirage au sort sera meilleur les fois prochaines.
TL: Et puis grosse déception pour Kevin Rans, le perchiste anversois a du se contenter de 5 mètres 45 au troisième essaie, c’est nettement insuffisant bien évidemment pour accéder à la finale, il a échoué à trosi reprises à 5m55, bien loin de ses performances antérieurs. Rappelons quand même pour la petite histoire que Rans était un repêché de dernière minute par le Comité Olympique belge.
EL : Et puis on reprend le goudron et les plumes, car pour les autres belges et bien la série noire continue. On espérait des médailles de la voile et du kayak. Pour la voile, on avait compris depuis quelques jours, notre porte drapeau Sébastien Godefroid, associé à Carolijn Brouwer n’a jamais bénéficié des conditions météos qui lui plaise, à savoir le gros temps. Ajouté la guigne, un démâtage, le bateau belge termine 12ème au final. Et puis le Kayak, Bob Maesen, Kevin De Bont était 5ème mondial aujourd’hui, il n’a même pas atteint la finale, il s’en est fallu de 11 petits centièmes, soit 50 centimètres sur une course de 1000 mètres. A mi-course, les Belges étaient même en tête, ils ont craqué ensuite, et à l’arrivé Bob Maesen a mis un violemment en cause son équipier De Bondt pour donner le tempo.
BM: On a fait une très mauvaise première partie de course et dans les 400 derniers mètres, j'étais mort, Kevin aussi. C'est vraiment donner la victoire, c'est épouvantable de ramer comme ça. Ce n'est pas pour ramer ainsi que j'ai tout sacrifié, j'ai vécu chaque jour pour mon sport et ça me fait mal. Si on arrête la course à 2 ou 300 mètres de l'arrivée évidemment, j'ai déjà été plusieurs fois champion du monde, mais c'est à la fin qu'on fait les comptes, aujourd'hui, je ne sais plus m'offrir ce luxe. On est parti beaucoup trop vite et on n'a jamais pu tenir le tempo surtout avec ce vent contraire, ce sont des erreurs de débutant. J'ai la rage contre moi-même et mon équipier, aussi. C'était vraiment très mauvais. Ce n'est pas notre niveau mais c'était aujourd'hui qu'il fallait le montrer. Maintenant, la chance est passée. Je ne voulais pas m'arrêter sur une note pareille, je n'ai pas de mots pour ce qui s'est passé aujourd'hui. Et puis en football, les Diablotins pansent leur plaie au lendemain de la cuisante défaite face au Nigéria. De la détente au programme avec du tennis ballon. Et puis le coach de faire évoquer son avenir, il est en contact avec des clubs, mais rien n’est concret. Et jusqu’à nouvel ordre, et bien il prestera son contrat jusqu’en 2009. Place à présent bien-sûr au programme belge de demain, avec la grande de Tia Hellebaut, ne parlons plus de médaille, ça porte malheur. Tia évoque ses relations ambigües avec la superstar Blanca Vlasic qui elle ne lui parle plus : TH: Elle est toujours un peu hautaine, mais peut-être elle est concentrée, oui ce n’est pas hautain, mais je ne connais pas un autre mot en français.TL : Vous serez prête le jour J comme vous l’avez toujours dit. Pour vous, le jour le plus important, c’est la finale ?TH: Oui, je serai prête à Pékin, ça c’est sûr. Et puis aussi l’entrée demain de nos décathloniens, Hans Van Alphen et Frédéric Xhonneux qui vise chacun le top 12. Un mot d’abord du grand Fred, il nous ramène à l’événement du jour : FX: On a quand même eu un 100 mètres de fou avec Usain Bolt, on a eu l’occasion de faire une petite photo avec Hans avec lui la tantôt, il est extraordinaire de charisme, de talent, et d’insolence aussi, donc, ça c’est extraordinaire. Sinon, ce qui marque ici, c’est le gigantisme pour tout quoi. On dit que les JO c’est génial, mais c’est encore deux fois plus fort, plus génial que ce qu’on pense.
EL: Et puis à présent, le premier belge à valoir 8000 points, c’est Hans Alphen, tout a commencé petit : HVA: Quand j’avais 11 ans, j’ai fait un spreekbeurt (une présentation). Quand tu es devant la classe et que tu parles des Jeux Olympiques, et c’était déjà un rêve quand j’avais 11 ans, et maintenant c’est la réalité. Quand j’étais jeune, c’était Carl Lewis, il était bien dans beaucoup d’épreuves, le décathlon je ne connaissais pas vraiment quand j’étais petit, alors voilà c’était Carl Lewis. GV:C’est quoi vos passions à coté du Décathlon ? HVA: Boire un bon vin avec ma copine, profiter de la vie, surtout ça. GV: Et votre vin préféré, c’est quoi votre type de vin ? HVA: Un Barolo, un vin italien. EL: Voilà le bon goût d’Hans Alphen au micro de Gaétane Vankerkom. Et puis de la natation également demain en eau libre. 10 kilomètres de marathon, et le belge Brian Ryckeman qui rêve de médaille, mais chuutttt, ne le répété pas trop fort. Et puis, on termine en Hockey, les Belges jouent demain face au Canada ça sera pour la 9ème place. Place à l’anecdote aujourd’hui, le footeux Sébastien Pocognoli évoque son image forte de la Chine : SP: Tout le monde la connaît la Chine, je pense que le nombre d’appareils photos, les gens ont des appareils photos. Donc, c’est assez impressionnant au niveau de la technologie, les gens sont bien équipés j’ai envie de dire. EL: Vous pas ? SP:Si, partout, autour de moi il y a beaucoup d’appareils photos. EL: Vous prenez des photos vous ? SP: On essaie d’en prendre. EL: De quoi ? SP: Des moments qu’on ne revivra plus au niveau olympique. EL :Du genre ? SP:Des moments entre nous, du match, voilà des moments assez spéciaux des Jeux Olympiques j’ai envie de dire. EL: Voilà Sébastien Pocognoli. Et puis on termine comme chaque jour avec le tableau des médailles, ça nous concerne pas pour l’instant : la Chine réussie parfaitement son opération propagande, elle en est à 45 médailles d’or dont une en voile, grande première historique pour 26 aux Etats-Unis et 16 à la Grande-Bretagne. Demain est un autre jour, évidemment ça ne peut pas être pire pour la Belgique, espérons donc. Excellente soirée.