Le nom du club -- APOEL -- est l'acronyme des lettres grecques de "Club athlétique de football des (Chypriotes-)Grecs". A l'entrée du centre d'entraînement, dans les tribunes les soirs de match et sur les voitures qui ont longtemps klaxonné mercredi soir, c'est le drapeau grec qui flotte.
Mais si l'équipe compte encore 11 Chypriotes et deux Grecs dans son effectif, ces derniers sont rarement plus de deux ou trois sur le terrain, où règnent surtout une demi-douzaine de Brésiliens et trois Portugais.
Encore faut-il avoir les moyens de faire venir les talents. Pour l'APOEL, la chance en 2009 est venue avec la réforme Platini, qui favorise l'accès des clubs des petits pays à la Ligue des champions. Dès la première année, le champion de Chypre a atteint la lucrative phase de groupes, terminant bon dernier mais avec 12 millions d'euros dans sa besace plus que son budget annuel (7 millions).
Le club a pu rembourser ses dettes. Il s'est ensuite offert des joueurs, à l'image de son attaquant vedette brésilien Ailton, transféré de Copenhague à l'été 2010 pour près de 800.000 euros. Gustavo Manduca, ailier brésilien de 31 ans, auteur du but de la victoire décisive contre Porto (2-1) lors de la 4e journée, est arrivé en même temps de l'AEK Athènes.
Belga




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