"C'était bien l'étape la plus dure. Je me suis senti de plus en plus soulagé au fur et à mesure que les kilomètres passaient. Aussi, parce que Cadel (Evans) était lâché. Il a perdu plus de temps que je pouvais le penser. Quand il a attaqué, j'ai été surpris qu'il s'y prenne dans le Glandon, loin de l'arrivée. Avec Richie (Porte) et Mick (Rogers), on était sur un rythme très soutenu et il restait deux ascensions. C'était assez surprenant. Dans la dernière montée, Nibali a démontré qu'il est vraiment très fort. C'étaient de vraies attaques."
"J'étais concentré sur mon effort, je voulais rester sur un rythme constant et je ne voulais pas faire d'accélérations", a déclaré le porteur du maillot jaune. "Il y a eu de la confusion, on ne s'est pas entendu à cause du bruit dans la radio".
Froome s'est porté à l'avant, suivi par l'Italien Vincenzo Nibali, avant de couper son effort très vite pour attendre son chef de file, légèrement décroché sur cette accélération.
Wiggins a ajouté que l'attaque de Froome était planifiée: "On avait prévu le matin que, si on était tous les deux devant, il attaque dans le final pour prendre la deuxième place à Cadel (Evans). Cela pouvait se faire bien sûr aussi longtemps que je restais au contact de Cadel et de Vincenzo". Après la 11e étape, Froome est passé de la troisième à la deuxième place du classement général, à 2 min 05 sec de Wiggins.
Si sur la route tout se passe à priori "comme prévu", le Britannique parait malgré tout nerveux. Il se montre même de plus en plus arrogant envers la presse.
Ce jeudi, il a refusé toutes les interviews TV et radios. Il refuse également systématiquement de s'exprimer en français alors qu'il est parfait bilingue.
Il s'était déjà "attaqué" verbalement à ceux qui sous-entendaient que les membres de l'équipe Sky dominaient le Tour grâce au dopage.
M. W. avec AFP




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